Politiques

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Turbulences à l’horizon pour la Fed 
avec la nouvelle administration américaine

Par Valentine Ainouz et Bastien Drut, Stratégie et Recherche économique chez Amundi

Donald Trump prendra ses fonctions de président des États-Unis le 20 janvier. Avec les républicains du Congrès, qui n’ont pas nécessairement la même façon de penser que lui sur de nombreux sujets, il tentera de mettre en place des réformes radicales, notamment au sujet de la Fed. Nous nous proposons ici de faire le point sur les principaux changements que cela pourrait occasionner pour cette dernière.

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La politique, cet intrus qui réclame la place d’honneur à table

par Edward Bonham Carter, Vice-président du conseil d’administration chez Jupiter Asset Management

Les politiciens ont pris en 2016 la mauvaise habitude de jouer les intrus sur les marchés financiers. La décision britannique de quitter l’Union Européenne et la victoire de Donald Trump aux élections présidentielles américaines ont fait un peu le même effet à certains d’entre nous que lorsque la porte sonne et qu’on va l’ouvrir pour découvrir quelqu’un qui n’est ni invité ni le bienvenu à une soirée qui se passait très bien sans lui. Et cela devrait durer en 2017.

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Tropismes trumpiens

par Raphaël Gallardo, Stratégiste multi-assets Investissement et Solutions Clients chez Natixis AM

L’élection de Donald Trump a provoqué sur les marchés américains hausse des actions, des taux longs et du dollar, et resserrement des swap spreads. Les marchés ont acheté un tournant résolument keynésien dans la politique budgétaire américaine et un impact positif de ce revirement sur la croissance réelle de l’économie. Cet optimisme est-il justifié ?

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Etats-Unis : un tiens vaut mieux que deux tu l’auras

par Alexandra Estiot, Economiste chez BNP Paribas

La Fed a franchi la deuxième marche de la normalisation de sa politique monétaire, avec une hausse de 25 points de base.

Les projections économiques sont quasi parfaitement identiques à celles de septembre, alors même qu’en trois mois les évolutions sont marquées.

La Fed préfère rassurer, en ne surprenant ni par ses actions ni par son discours, et la hausse de taux est qualifiée de « vote de confiance ».

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Ce qui crée la colère

par Tania Sollogoub, Economiste au Crédit Agricole

« Il est bien possible que la peur soit pour les mouvements politiques un sol très instable. Suffirait-il d’un faible souffle de contre-information pour balayer la communauté de peur ? » (Ulrich Beck).

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BCE : un QE calibré pour durer

par Thibault Mercier, Economiste chez BNP Paribas

La BCE a décidé d’étendre son programme d’achats d’actifs (QE) de 9 mois et de réduire le volume d’achats mensuels de EUR 80 mds à EUR 60 mds à partir d’avril 2017.

Compte tenu de la rareté des titres, la BCE devait faire un choix entre le rythme mensuel et la durée du programme. Elle a opté pour une prolongation plus importante à un moindre rythme.

La BCE a modifié deux paramètres de son programme d’achats d’actifs qui concernent la partie courte de la courbe des taux : elle a réduit la maturité minimum des titres éligibles de 2 ans à 1 an et s’est donné la possibilité d’acheter des titres dont le rendement est inférieur au taux de la facilité de dépôt (aujourd’hui -0,40%).

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Italie : Penser l’après Renzi

par Paola Monperrus-Veroni, Economiste au Crédit Agricole

Les 1 000 jours du gouvernement Renzi ont pris fin le 4 décembre, lorsque les Italiens ont massivement rejeté sa proposition de réformer les institutions du pays. Bien que le vote portât sur une partie importante des réformes institutionnelles – la suppression du Sénat électif, la fin du bicamérisme paritaire et la réduction du nombre de sénateurs – le fond de la réforme n’était que marginalement l’objet du référendum.

Le vote s’est transformé en un plébiscite pour ou contre l’action du gouvernement et c’est avec un taux très élevé de participation (68,5%) et une victoire nette (59,1%) du camp du non que les Italiens ont voté.

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Référendum italien :
qu’attendre après la victoire du Non ?

par Didier Borowski, Responsable de la Macroéconomie chez Amundi, et Sergio Bertoncini, Stratégie et Recherche Economique chez Amundi Milan

Ce dimanche, la proposition de réforme de la Constitution italienne a été rejetée par une large majorité de la population : 19,38 millions d’électeurs (59,2%) ont voté ‘Non’ tandis que 13,4 millions (40,8%) ont voté ‘Oui’ à la réforme du Sénat. C’est une victoire du camp du ‘Non’ d’autant plus significative que le taux de participation est très élevé au regard des standards italiens. Ce résultat est un camouflet pour le premier ministre Matteo Renzi qui a immédiatement annoncé son intention de présenter sa démission ce lundi.

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Le malaise italien

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Natixis AM

Matteo Renzi a largement perdu le référendum qui avait lieu le 4 décembre. Le taux de participation a été très élevé à 70% et l'écart entre le "non" et le "oui" à la réforme constitutionnel est très important. Le "non" l'emporte avec 59.1% des voix contre 40.9% pour le "oui". Ce n'est donc pas un score étriqué susceptible de laisser indifférent.

Cependant, les marchés n'ont pas réagi de façon excessive. L'euro est passé sous le seuil de 1,06 face au dollar et les marchés d'actions en Asie ont clôturé sur une baisse modérée (-0,8% à Tokyo). La remontée du taux italien efface le repli constaté en fin de semaine. Ce relatif attentisme a un côté rassurant, il n'y a pas de défiance majeure à la suite du résultat. Cependant, l'histoire est loin d'être achevée.

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France : remontée contenue de l’inflation

par Hélène Baudchon, Economiste chez BNP Paribas

Le redressement de l’inflation reste progressif et alimenté par la contribution des prix de l’énergie, désormais légèrement positive. L’inflation sous-jacente est, quant à elle, légèrement orientée à la baisse.

Ces tendances devraient se poursuivre à l’horizon 2017 et se traduire par une remontée contenue de l’inflation (+1,3% en glissement annuel fin 2017 contre +0,5% aujourd’hui).

L’inflation, moins basse, réduira les gains de pouvoir d’achat des ménages. Un net ralentissement de leur consommation devrait s’ensuivre, entraînant avec lui la croissance.

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