Politiques

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Le résultat de la présidentielle américaine reste incertain

par Stéphane Monier, Directeur des Investissements chez Lombard Odier

Le résultat des élections américaines demeure incertain et peut faire l'objet de contestations judiciaires

Un certain nombre d'États-clés n'ont pas encore déclaré leur décompte des voix

La stabilité des États-Unis devrait être mise à l'épreuve dans les jours et les semaines à venir

La volatilité sur les marchés financiers pourrait être de courte durée ; nous augmentons nos liquidités et vendons des titres à haut rendement.

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Commentaires sur les élections américaines

par Didier Saint-Georges, Membre du Comité d'investissement stratégique chez Carmignac

Certains investisseurs ont commencé ces dernières semaines à se positionner pour un "blue sweep", la fameuse vague démocrate, qui pourrait déclencher un programme de relance économique pluriannuel de grande envergure, avec un changement radical dans la destination des investissements publics américains.

De telles attentes avaient apporté un soutien aux actifs cycliques américains, aux actions des énergies alternatives, avaient fait augmenter les rendements à long terme américains et avaient également donné un certain espoir aux actions européennes, confrontées par ailleurs à l'impact des restrictions de plus en plus importantes des entreprises pour la croissance nationale.

À ce stade, le principal résultat intermédiaire de la course à la présidence américaine est que la probabilité de cette déferlante démocratique s'est effondrée.

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Élections américaines : les différents scénarios et leurs implications pour les investisseurs

par Jeanne Asseraf-Bitton, Responsable mondiale de la Recherche marchés chez Lyxor Asset Management

C’est une élection qui a galvanisé les passions des électeurs des deux camps dans une Amérique de plus en plus divisée. Crise sanitaire oblige, plus de 70 millions de bulletins de vote par correspondance ont été demandés. Chaque État applique ses propres règles en matière de décompte des votes par correspondance, ce qui pourrait retarder de plusieurs jours les résultats des élections.

L'incertitude est d'autant plus grande qu'une victoire des démocrates au Sénat n'est en aucun cas acquise, et ce malgré l'avance confortable de Joe Biden dans les sondages par rapport au président sortant, Donald Trump. Joe Biden doit s'assurer cette victoire s'il veut mettre en œuvre son programme de dépenses publiques ambitieux en faveur des travailleurs.

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A court terme, la plus grande menace est la déflation

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

La faible inflation observée en zone Euro va se traduire par une dynamique très faible des salaires. La demande va être médiocre alors que les contraintes sanitaires vont peser sur l’activité. Une situation qui ne permettra pas de se caler sur des perspectives de moyen terme compatibles avec les plans de relance. L’inflation est la réponse. Le gouvernement sur ce point a plus de pouvoir que les banques centrales.

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BCE : un message fort en attendant de nouvelles mesures

par Franck Dixmier, Global CIO Fixed Income chez Allianz Global Investors

La Banque centrale européenne ne devrait pas annoncer de nouvelles mesures de politique monétaire lors de sa réunion du 29 octobre.

Face à la détérioration des perspectives économiques et la faiblesse de l’inflation dans un contexte d’aggravation de la crise sanitaire, Christine Lagarde devrait toutefois affirmer fortement sa volonté de prendre des dispositions supplémentaires de soutien monétaire à la fin de l’année.

Un message fort en ce sens devrait être favorable à la réduction des spreads de la périphérie.

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Turquie : un jeu dangereux

par Lysu Paez Cortez, Economiste chez Natixis

Avec près de 355 000 cas confirmés de Covid-19 et 9 500 décès, la Turquie est l’un des pays du Moyen-Orient les plus durement touchés par la pandémie. Le nombre de nouveaux cas quotidiens a culminé à 5 000 en avril, s’est stabilisé en juin et en juillet, puis est nettement reparti à la hausse en août avec la levée du confinement.

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Des politiques de l’offre pour l’après Covid-19

par William De Vijlder, Group Chief Economist chez BNP Paribas

Jusqu’à présent, et on peut le comprendre, les conséquences économiques de la pandémie de Covid-19 ont été principalement envisagées à court terme. Tout d’abord, il y a eu en mars et avril le déclin considérable de l’activité lié au confinement. Puis, avec la levée progressive des restrictions en mai et juin, l’activité a rebondi. À partir de juillet, la reprise s’est essoufflée, les règles de distanciation étant maintenues, le virus circulant toujours et, plus récemment, en raison du renforcement des restrictions dans de nombreux pays pour stopper la hausse exponentielle des nouvelles infections.

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La trajectoire du dollar suspendue à l’élection américaine

par Benjamin Dubois, Responsable Overlay chez Edmond de Rothschild Asset Management

La panique financière liée à la crise de la COVID-19, et la mise à l’arrêt de l’économie mondiale, ont été maîtrisées par des plans budgétaires, ainsi que par l’action des banques centrales sur le plan monétaire. Après avoir vu le dollar s’apprécier fortement au cœur de la crise, porté par les craintes d’un « shortage » de dollar (traduit littéralement par pénurie), le billet vert se trouve à présent dans une configuration fortement baissière : l’indice DXY en baisse de 9% depuis les sommets, et de 3% depuis le début d’année[1]. Plusieurs raisons expliquent ce désamour actuel des investisseurs envers la devise qui a été la plus recherchée depuis la fin de la crise de la dette européenne (2011-2012).

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Investir dans l’éducation, plus nécessaire que jamais

par Juliette Cohen et Bastien Drut, Stratégistes chez CPR AM

L’éducation a été l’un des premiers domaines touchés par la crise de la Covid, avec les fermetures d’école pour empêcher la propagation de l’épidémie. Par ailleurs, il est manifeste que cette crise a touché de façon disproportionnée les personnes les moins diplômées. Dans ce contexte, il apparaît encore plus urgent que d’ordinaire d’investir massivement dans l’éducation.

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Élection présidentielle américaine : tous les regards tournés vers le 3 novembre

par Anne-Laure Frischlander-Jacobson, Directrice Générale de BNY Mellon Investment Management en France

Alors que l’élection présidentielle américaine approche à grands pas, nous tentons d’évaluer ses potentielles répercussions sur les marchés. L’élection présidentielle de novembre est inhabituelle à bien des égards. Citons notamment son déroulement presque entièrement virtuel, pandémie oblige. Elle constitue également un moment décisif pour le pays après une longue période de controverses politiques.

Dans l'état actuel des choses, le démocrate Joe Biden ne devrait selon nous effectuer qu’un seul mandat s'il sort victorieux, mandat susceptible d'être vu par certains comme une transition vers un parti démocrate potentiellement plus radical dans quatre ans.

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