Politiques

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Covid-19 : les aspects liés à l’offre soumis à des tests de résistance grandeur nature

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

Les crises placent les économistes devant les limites de leurs modèles. En 2008, la profession a réalisé que ceux-ci devaient mieux intégrer le secteur bancaire et, en particulier, l’interconnexion entre les banques par le biais du financement de gros. De la même façon, la pandémie de Covid-19 met en évidence la nécessité d’une plus large prise en compte des aspects liés à l’offre dans les analyses macroéconomiques.

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Le coût permanent de la crise sanitaire en France

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

En France, le choc récessionniste de -8% en 2020 sera suivi d’un rebond qui pourrait être fort (FMI) ou médiocre (tel que constaté dans les 2 dernières récessions en France). Le risque est que le coût de la crise sanitaire soit fort et permanent. Si l’économie française suit l’allure observée lors des deux dernières récessions, le PIB se calera sur sa croissance antérieure (1.4%) dès 2021 et restera de façon permanente à 9.3% du niveau qui aurait été observé sans crise sanitaire (cas 1 discuté plus bas). Avec une politique économique active (cas 2), le coût serait de l’ordre de 3% de façon permanente.

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Ces idées que la crise du coronavirus a balayées

par Bastien Drut, Stratégiste senior chez CPR AM

Les crises économiques sont souvent l’occasion pour des idées en gestation d’émerger et de prendre vie. C’est également souvent le moment où des barrières mentales disparaissent. La crise du coronavirus ne fait pas exception. La soudaineté et la force du choc économique causé par le coronavirus a forcé les autorités politiques et monétaires à prendre des décisions d’une ampleur parfois inédite. Ainsi, de nombreuses idées ont déjà volé en éclat. Passons-en quatre en revue :

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Compromis trouvé à l’Eurogroup ! Mission accomplie ?

par Fabrizio Pagani, Global Head of Economics and Capital Markets Strategy chez Muzinich & Co

Ce qui suit est une mise à jour de notre article publié le 6 avril 2020, intitulé « Un spectre hante l'Europe : La mutualisation de la dette ».

L’Eurogroupe s’est réuni dans la soirée du mardi 7 avril, et après une longue nuit de négociations qui n’a pas abouti à un accord, a repris jeudi 9 avril. Finalement, une position commune sur un package global a été conclu.

Voici les quatre principaux éléments de ce package1 :

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L’Europe se fera dans les crises

par Alexandre Hezez, Stratégiste chez Groupe Richelieu

Les efforts visant à contenir l'épidémie de coronavirus en Europe ont brutalement interrompu la croissance économique qui se profilait en 2020. L'Italie et l'Espagne sont les plus durement touchées. La France a dû également imposer des mesures de confinement draconiennes.

Le confinement à des degrés divers et le chômage de masse ont provoqué un choc négatif de demande. Nous assistons à une diminution de la demande globale (consommation des ménages + investissements des entreprises + exportations de produits) du fait de l’obligation de rester chez soi et de la réduction du pouvoir d’achat (chômage partiel, perte d’emploi, etc..). Les individus ne peuvent plus consommer et les entreprises n’investissent plus. La crise de 2008 avait une origine financière. La crise actuelle, est d’abord sanitaire.

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Après l’accord de l’Eurogroup, le plus difficile reste à faire

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

De nombreuses heures de négociation ont été nécessaires lors des deux visioconférences de cette semaine pour que l’Eurogroupe parvienne à un accord sur une puissance de feu supplémentaire de 500 milliards d’euros – environ 4,2 % du PIB de la zone euro – pour atténuer l’impact économique immédiat de la pandémie de Covid-19.

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Les styles actions et la grippe espagnole

par L’Équipe de recherche de Robeco

Apparu pour la première fois début décembre 2019, le Covid-19 s’est transformé en pandémie, avec 900 000 cas confirmés dans le monde et des dizaines de milliers de décès. En mars, les marchés actions mondiaux ont lourdement chuté, en raison des craintes grandissantes quant à la propagation du virus et aux conséquences économiques des mesures de confinement. Depuis le début de l’année, les marchés actions américains ont baissé d’environ 20 %.

Points clés :

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Au-delà des taux de chômage officiels aux Etats-Unis

par Christian Scherrmann, Economiste US chez DWS

La détérioration du marché du travail américain est-elle si choquante ? Nous avons réalisé un premier calcul d'un taux de chômage caché afin de remettre les récentes pertes d’emplois en perspective.

Il y a deux semaines, nous avions posé la question : "dans quelle mesure devons-nous nous attendre à ce que le taux de chômage augmente à la suite de la pandémie de coronavirus ?" Malheureusement, le schéma qui se dessine actuellement est aussi sombre que nous l'avions prévu, voire pire. La publication actuelle des données officielles ne reflète qu'en partie la situation dramatique du marché du travail américain".

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Recul historique du PIB français

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

Le PIB français aurait reculé de 6% au premier trimestre selon la Banque de France. C’est la première estimation du 1er trimestre 2020 au sein des pays développés. Sur l’ensemble de l’année, le recul du PIB pourrait être au moins de 10 à 15%

La Banque de France a annoncé une baisse de -6% du PIB français au premier trimestre. Cela fait un acquis de croissance de -5.8% pour l’ensemble de l’année 2020 à la fin du premier trimestre (évolution de l’activité si le niveau du PIB restait au même niveau qu’à la fin du premier trimestre pour les trois autres trimestres).

Le PIB est revenu au niveau de la mi-2015. Le temps du confinement a gommé plus de 4 années de croissance. Pour l’ensemble de l’année, le PIB pourrait reculer entre 10 et 15% peut être plus. Le risque est à la baisse.

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Pandémie de Covid-19 et marché du travail

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

Les conséquences économiques de la pandémie de Covid-19 sont de plus en plus visibles jour après jour. Cette semaine, l’indice IHS Markit PMI composite pour la zone euro a enregistré sa plus forte baisse mensuelle, atteignant un creux historique de 29,7. C’est la chute de l’indice des services qui entraîne l’indicateur global, le PMI du secteur manufacturier faisant preuve d’une certaine résilience.

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