Politiques

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Les Européens ne sont pas encore prêts pour le prochain président américain

par Christopher Dembik, Responsable recherche macroéconomique chez Saxo Bank

L’élection présidentielle américaine a toujours été très divertissante pour les européens. Cette année ne fait pas exception, notamment avec la candidature si atypique de Donald Trump qui fait basculer l’élection dans une sorte de « reality show ». Considéré comme l’outsider, il n’est jamais vraiment parvenu à prendre la tête des sondages (à l’exception de quelques jours en juillet).

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Trump vs Clinton : enjeux et stratégies d’investissement

par Philippe Ithurbide, Directeur Recherche, Stratégie et Analyse, et Didier Borowski, Responsable de la macroéconomie chez Amundi

Quelle que soit l’issue pour la Maison Blanche, l’impact économique dépendra grandement de la couleur du Congrès !

Les élections américaines du 8 novembre opposeront Hillary Rodham Clinton (démocrate de New York) contre Donald Trump (républicain, New York), Gary Earl Johnson (libertarien, Nouveau-Mexique), et Jill Stein (Parti Vert, Massachusetts). Le prochain président prendra ses fonctions le 20 janvier 2017.

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Elections américaines : ce que de nombreux observateurs ne voient pas

par David Zahn, Responsable Taux Europe, Vice-président senior et gérant de portefeuille chez Franklin Templeton Fixed Income Group

Depuis des mois, l’incertitude politique pèse sur le moral des investisseurs du monde entier. Le vote en faveur du Brexit étant derrière nous, l’attention se porte désormais sur les élections présidentielles américaines. La victoire de Donald Trump à l’issue des élections du 8 novembre pourrait modifier l’orientation des négociations en vue du Brexit l’année prochaine.

Lorsque j’examine le paysage actuel des investissements, je suis frappé par deux facteurs qui influencent actuellement les marchés financiers : les politiques des banques centrales et la politique au sens large. Bien évidemment, sur le long terme, les fondamentaux macroéconomiques restent importants, mais à l’heure actuelle ils sont relayés au second plan en termes d’influence sur les marchés.

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BCE : la prolongation du QE pas (encore) discutée

par Thibault Mercier, Economiste chez BNP Paribas

Sans surprise, la BCE a maintenu le statu quo lors de sa réunion du mois d’octobre. Mario Draghi a néanmoins réaffirmé la poursuite d’une politique monétaire ultra accommodante jusqu’à ce que l’inflation ait retrouvé une dynamique satisfaisante.

M. Draghi a précisé ce qu’il entendait par une telle dynamique : une inflation auto-entretenue, c’est-à-dire tirée par une demande robuste et des salaires en hausse. L’accent a été mis sur l’inflation sous-jacente.

L’idée, évoquée ces dernières semaines, d’une réduction imminente du rythme d’achat mensuel est écartée. Néanmoins aucune indication sur la possibilité d’une extension du QE n’a été donnée.

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Les banques : le maillon faible de la reprise européenne

par Valentine Ainouz, Stratégie et Recherche économique, et Yasmine De Bray, Analyse Actions chez Amundi

Le scepticisme des investisseurs quant aux perspectives du secteur bancaire européen s’est traduit par une sous-performance très nette de ce secteur sur les marchés financiers. L’indice Euro Stoxx Banks a perdu plus de 25 % depuis le début de l’année. Sur le marché obligataire, les émetteurs financiers IG ont également sous-performé. Comment expliquer cette réaction? Pour Mario Draghi, cette sous-performance ne peut être uniquement attribuable à la politique de la BCE : « les problèmes des banques ne se résument pas à une problématique de taux bas ».

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Le Brexit dur et le risque fort de récession

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Natixis AM

La baisse de la monnaie anglaise est pour l’instant la marque la plus visible des effets du Brexit. La monnaie britannique s’est dépréciée de près de 17% depuis le résultat du référendum face au dollar et de plus de 14% vis à vis de l’euro au 18 octobre.

On voit ce mouvement fort en deux temps: après le référendum du 23 juin et après le 30 septembre suite au discours de Theresa May à Birmingham lors du congrès du parti conservateur. Elle annonçait que la notification de l’article 50 sur la sortie du RU de l’UE se ferait au plus tard en mars 2017. (La remontée du 18 octobre correspond à l’idée que les parlementaires pourraient valider le traité entre le RU et l’UE après les négociations.)

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Zone euro : saison budgétaire

par Frédérique Cerisier, Economiste chez BNP Paribas

  Depuis 2013, la Commission européenne a un droit de regard sur les budgets des Etats de la zone euro au moment où ils sont présentés aux Parlements nationaux, et pas seulement après leur mise en œuvre.

  Les exécutifs mettent la dernière main aux plans budgétaires qu’ils devront soumettre à la Commission européenne avant le 15 octobre. Cette dernière rendra ses avis dans les semaines suivantes.

Pour les Etats encore soumis à une procédure pour déficit excessif, la question est de savoir à quel point la Commission cherchera à maintenir la pression dans un contexte difficile.

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La hausse de l’inflation est durable en zone Euro

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Natixis AM

Le taux d’inflation de la zone Euro (estimation avancée) s’est inscrit à 0.4% en septembre. C’est le chiffre le plus élevé depuis octobre 2014. En août l’inflation n’était que de 0.2%. Le taux d’inflation sous-jacent est stable à 0.8% !

L’explication de cette remontée de l’inflation est liée au prix de l’énergie comme je l’avais déjà expliqué ici.

Reprenons. La décomposition en contributions de l’indice des prix montre que la contribution de l’énergie est nettement moins négative que celle observée dans un passé récent. La contribution de l’énergie est passée de -0.55% à -0.29% entre août et septembre. Cela se constate par la courbe noire qui se redresse rapidement. Les autres contributions sont quasiment stables.

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France : un budget sous contrainte

par Hélène Baudchon, Economiste chez BNP Paribas

Dans son projet de loi de finances pour 2017, le gouvernement prévoit de ramener le déficit budgétaire à 2,7% du PIB en 2017, après 3,3% en 2016 et 3,5% en 2015.

Ces objectifs, inchangés par rapport au Programme de stabilité d’avril et même par rapport au budget 2016, reposent sur des prévisions de croissance également inchangées, à 1,5% cette année et l’année prochaine.

En 2017, face au total estimé de EUR 14 milliards des nouvelles mesures à financer, le gouvernement dégage de nouvelles économies et recettes pour un même montant.

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Fed : des banquiers centraux manifestement divisés

par Christophe Morel, Chef économiste chez Groupama AM

La décision du statu quo monétaire a manifestement été serrée.

•  D’abord, le communiqué est clairement plus optimiste (sur l’activité globale et sur le marché du travail) et sa tonalité est globalement interprétée comme hawkish* selon notre indicateur ;

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