Politiques

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La Fed ajuste ses taux, tandis que Donald Trump s’apprête à désigner ses nouveaux dirigeants

par Franck Dixmier, Directeur des gestions obligataires chez AllianzGI

La Fed devrait selon nous maintenir ses taux inchangés lors de la réunion du Comité de politique monétaire (FOMC) du mois de novembre. Ainsi, la fourchette cible des Fed funds devrait rester inchangée à 1 - 1,25%. Cependant, nous jugeons fort probable une hausse des taux de 0,25% lors de la réunion du mois de décembre, qui serait ainsi la 5ème hausse d’un quart de point depuis le début du cycle de relèvement des taux de la Fed, en décembre 2015.

D’une manière générale, nous pensons que le marché sous-estime le nombre de hausses potentielles pour l’année 2018. D’après les futures sur Fed funds, le marché n’anticipe qu’une seule hausse de taux supplémentaire l’an prochain alors que, selon nous, la Fed pourrait procéder à deux, voire trois relèvements en 2018.

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La BCE garde la main sur la politique monétaire

par Philippe Waechter, Directeur de la recherché économique chez Natixis AM

La BCE a adopté comme a pu la faire la Fed une attitude et une communication telles qu’au moment de la décision aucun investisseur n’est surpris. Pour la BCE il n’y a pas eu de surprise sur le fait que le montant des achats allait être réduit. L’incertitude portait sur le montant et la durée mais dans des marges que la BCE avait indiqué dans les minutes de sa dernière réunion. L’objectif est ainsi de modifier ex ante les anticipations des investisseurs pour ne pas prendre le risque d’une surprise lors de la publication de la décision.

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Malgré le cas de la Catalogne,
la renaissance de l’Europe est à l’œuvre

par Philippe Ithurbide, Directeur Recherche, Stratégie et Analyse chez Amundi

Zone euro : les indicateurs macroéconomiques continuent de signaler la poursuite d’une croissance robuste accompagnée d’une inflation modérée. Les statistiques d’activité prévue et réelle pour août et septembre sont restées vigoureuses et indiquent un taux de croissance du PIB probablement toujours proche de 0,5 %-0,6 % en glissement trimestriel au 3e trimestre. Le taux de chômage a continué de s’établir à 9,1 % en août (inchangé depuis juin), mais ce chiffre fait suite à un repli rapide au début de l’année. L’activité de crédit aux entreprises non-financières est restée solide, tout en n’enregistrant pas non plus d’accélération notable (à 2,5 % en glissement annuel -GA- en août).

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L’économie française: l’amélioration se confirme et c’est chouette

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Natixis AM

Les enquêtes menées par l’INSEE et par Markit auprès des chefs d’entreprise suggèrent une dynamique cyclique toujours très confortable notamment dans le secteur manufacturier.

Six graphiques illustrent ce point et donnent une allure optimiste quant au profil à venir de l’activité globale en France: l’impulsion initiale dans l’industrie est robuste et se propage dans le reste de l’économie. On peut ainsi prolonger, en 2018, les signaux favorables que l’on constate actuellement. L’impulsion est forte et va continuer de se propager provoquant dans le même temps une amélioration significative du marché du travail. C’est cette dynamique qui nous réjouit.

Le premier est graphe est issu de l’enquête Markit. Il présente l’indice synthétique Markit et l’évolution du PIB trimestre après trimestre.

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Espagne : quelles issues à l’actuelle crise catalane ?

par Léopold Jouven, Economiste au Crédit Agricole

Contrairement à ce que prévoyait la feuille de route indépendantiste, le président catalan C. Puigdemont n’a pas officiellement déclaré l’indépendance unilatérale (DUI), en espérant la reconnaissance de ce processus par Madrid et la communauté internationale.

Le président espagnol M. Rajoy lui a répondu en lançant un double ultimatum la semaine prochaine pour renoncer à toute DUI et revenir dans le cadre de la constitution espagnole pour négocier une autonomie fiscale accrue.

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Hercule, Sisyphe et la politique monétaire

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

Les deux publications du Fonds monétaire international (FMI) sont comme les deux faces d’une même monnaie : l’une brille, l’autre moins. La première, le Chapitre 1 des « Perspectives de l’économie mondiale », propose une lecture réconfortante : la croissance se renforce, plus que prévu. Elle est généralisée, qu’il s’agisse des composantes de la demande ou des zones géographiques, et les prévisions ont été révisées à la hausse.

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Le grand retour de l’inflation

par Emmanuel Auboyneau et Xavier d’Ornellas, Gérants associés chez Amplégest

En ce début d’automne, la croissance mondiale poursuit sa progression solide et coordonnée. En dépit des ouragans qui ont frappé le Texas puis la Floride, les Etats-Unis restent sur une tendance positive avec une confiance forte des acteurs économiques. En Europe, le rythme est même à l’accélération, grâce à une consommation et à un investissement en hausse. La BCE a récemment relevé ses prévisions au-dessus du consensus des économistes. Japon et Chine ne sont pas en reste dans cet environnement porteur, donnant à la croissance une tendance très homogène.

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La concurrence, oui, mais laquelle ?

par Hervé Juvin, Président de L’Observatoire Eurogroup Consulting

« C’est toujours l’avion que vous ne voyez pas qui vous abat ». La vieille sentence des pilotes de chasse et de bombardement, pendant la seconde guerre mondiale, devrait être l’une des maximes favorites des stratèges. Il est vrai que maints chefs d’entreprise l’ont présente à l’esprit, du moins sous la forme récemment encore exprimée par un ténor de la Silicon Valley ; « ll faut être paranoïaque pour survivre ».

L’actualité estivale et les thèmes de la rentrée en témoignent. Dans combien de secteurs d’activité, pour combien d’entreprises, et quelquefois les plus lourdes, ce n’est pas le concurrent redouté, ce n’est pas la technologie nouvelle, ce n’est pas l’accident géopolitique pressenti qui sont les plus dangereux et qui vous abattent. Quelques exemples ?

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France : qu’attendre de la réforme du code du travail ?

par Thibault Mercier, Economiste chez BNP Paribas

Depuis la seconde moitié des années 1980, le taux de chômage français n’est jamais durablement descendu en deçà de 8%. C’est sur ce constat, davantage que sur celui de la progression du chômage durant la crise, qu’entend se fonder la réforme du code du travail. Les effets devraient être positifs à moyen terme. A court terme, la question est plus délicate : la littérature indique que le point de départ importe lorsqu’il s’agit d’évaluer les effets à court terme des réformes structurelles.

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La politique monétaire sur le fil

par Bruno Colmant, Chef Economiste à la Banque Degroof Petercam

Plus de deux ans après une création monétaire sans précédent, la Banque Centrale européenne (BCE) fait face à des décisions cruciales, voire existentielles pour l’économie de la zone euro. Jusqu’en 2015, cette dernière flirtait avec la déflation, qui constitue le pire scénario économique puisque la confiance dans le futur disparaît.

L’injection monétaire, toujours en cours, avait pour objectif principal de stimuler l’inflation. Cet objectif n’est pas atteint et la BCE semble en avoir fait son deuil. Manifestement, et à la surprise de nombreux économistes, un facteur subjuguant domine l’économie dans sa faible croissance : c’est le vieillissement de la population. Face à cette réalité démographique, une création monétaire est de peu d’effet.

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