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Difficultés de voisinage : l'Europe colmate tant bien que mal la fracture nord-sud

Par Stéphane Monier, Responsable des investissements chez Lombard Odier

La pandémie met en exergue les différences philosophiques et une certaine absence de solidarité entre les membres de la zone euro. Les tensions concernent le bien-fondé d'un partage du fardeau, plutôt que la capacité financière à se soutenir mutuellement. A l'occasion d'une décision politiquement maladroite qui remet en question la suprématie de la Cour de justice de l'UE, un tribunal constitutionnel allemand a décrété que la BCE devait justifier ses achats d'actifs. Nous avons accru notre exposition aux actions américaines et asiatiques, qui devraient bénéficier de la croissance des secteurs de la technologie et de la santé, au détriment des actions européennes.

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France : quel profil pour le PIB en 2020 ?

Par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

L’allure du PIB en 2020 va dépendre de trois facteurs. La durée du confinement, l’ampleur de la baisse d’activité pendant ce confinement et la vitesse à laquelle cette activité va converger vers ses capacités de 2019.

Le PIB français pourrait reculer de 8 à 10% en 2020. Ces chiffres inédits par leur ampleur méritent une explication. L’allure présentée s’applique aux pays développés dans lesquels il y au confinement. Les chiffres français utilisés sont utilisés pour fixer les idées.

Au cours de l’année 2020, il y aura trois phases.

La première est celle qui précède la crise sanitaire et va jusqu’au 16 mars. L’économie a une allure similaire à celle de 2019, aux évolutions cycliques près.

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Zone euro : les multiples facettes de la proportionnalité en politique économique

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

Hasard du calendrier, le 5 mai dernier la Cour constitutionnelle allemande rendait son jugement sur le programme d’achat de titres du secteur public (Public Sector Purchase Programme ou PSPP) par la Banque centrale européenne (BCE)[1], et le lendemain la Commission européenne publiait ses prévisions de printemps. Les huit juges constitutionnels allemands ont conclu que la revue du PSPP de la BCE, engagée en 2018 par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), « n’était pas compréhensible ». Ils ont considéré que, dans son évaluation de la proportionnalité du PSPP, la CJUE avait complètement ignoré les effets de politique économique résultant du programme[2].

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Un retour progressif à l’activité

par Emmanuel Auboyneau, Gérant associé chez Amplegest

Les dernières statistiques économiques publiées en Europe et aux Etats-Unis confirment l’ampleur du choc. En revanche, la Chine entame son redressement graduel tiré par l’industrie.

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Élections américaines 2020 : l'économie comme enjeu décisif ?

par Randeep Somel, Equipe Actions M&G Investments

Interrogé sur ce qu’était selon lui le sujet de préoccupation majeur des électeurs au cours des élections américaines en 1992, James Carville, alors conseiller en stratégie du candidat Bill Clinton, avait répondu : "C'est l'économie, idiot !" S’il est vrai que le président sortant George W.H. Bush avait vu les chiffres des sondages augmenter considérablement en sa faveur après le succès de l'opération Tempête du désert au Koweït, l'économie américaine, quant à elle, commençait doucement à glisser vers une récession. Et pour M. Carville, chaque occasion était bonne pour mettre l'accent sur la "récession Bush".

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Expansion de la taille du bilan des banques centrales : y a-t-il une limite ?

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

Les grandes banques centrales ont redoublé d’efforts pour atténuer l’impact économique de la pandémie, ce qui pose une question importante : y a-t-il une limite à l’expansion monétaire ? Un programme d’achat d’actifs (assouplissement quantitatif ou QE) peut se poursuivre sur une longue période compte tenu de la possibilité d’élargissement de l’univers d’investissement. Les distorsions des cours des actifs et les inquiétudes suscitées par l’augmentation du niveau de risque du bilan des banques centrales constitueront, très probablement, la véritable contrainte.

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La France entre en récession mais le pire reste à venir

par Pierre Benadjaoud, Economiste au Crédit Agricole

Le PIB recule de 5,8% au premier trimestre 2020 selon les premières estimations de l’Insee. C’est donc le deuxième trimestre consécutif de baisse du PIB (-0,1% au T4 2019), la France entre donc en récession technique. Malgré une baisse déjà record sur un trimestre depuis 1968, le point bas de la crise économique liée au coronavirus ne sera probablement atteint qu’au deuxième trimestre 2020.

En un trimestre, ce sont plus de quatre ans de croissance qui ont été effacés, le PIB au premier trimestre 2020 est proche de son niveau au quatrième trimestre 2015.

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Vers un nouveau modèle de croissance…

par Marie-Pierre Peillon, Directrice de la recherche et de la stratégie ESG de Groupama AM

Alors que le monde fait face à la pandémie, quelques instants de rêves et d’espoir sont permis : et si le Covid-19 constituait le coup d’arrêt fatal au modèle de croissance néo-libéral de ces quarante dernières années, reposant sur la mondialisation et la financiarisation de l’économie ? Ou en d’autres termes, et si le Covid-19 permettait l’accélération de la mise en place d’un nouveau modèle de croissance auquel nous, investisseurs responsables, aspirons depuis de longues années.

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Covid-19 : l'heure d'une nouvelle stratégie politique?

par Shamik Dhar, Chef économiste chez BNY Mellon Investment Management

Les gouvernements du monde entier comprennent qu’une époque extraordinaire exige une réponse politique extraordinaire. Cependant, on comprend moins bien quelle est la bonne réponse politique - et ce n'est pas surprenant compte tenu de l'incertitude qui règne. Les économistes se rallient de plus en plus à l'idée que la sécurité sociale par la protection des revenus est plus importante que les mesures de relance traditionnelles dans le contexte actuel. Explications.

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Fed : vers la poursuite d’une politique monétaire agressive

par Christian Scherrmann, Economiste Etats-Unis chez DWS

Le communiqué du Federal Open Market Committee (FOMC) du mois d'avril nous a apporté les réponses prévues, mais pas celles que nous espérions. Bien que nous nous attendions évidemment à ce que les taux restent proches de zéro jusqu'à ce que la stabilité de l'emploi et des prix se rétablisse au maximum et que le Trésor et les MBS continuent d'acheter selon les besoins pour soutenir l'économie, certaines questions comme la quantité et le rythme des achats n'ont pas été abordées.

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