Politiques

-A +A

L’Italie sur la sellette

par Tomas Hildebrandt, Gérant Senior en charge de la clientèle institutionnelle française chez Evli Fund Management Company

La crise politique italienne rend les marchés nerveux. Les longues discussions concernant le nouveau gouvernement ont bien failli échouer. Les niveaux de rendement des obligations souveraines italiennes ont immédiatement augmenté, celles de duration plus faible de près de 2,5 points de pourcentage et celles à duration plus longue d’environ 1,5 points, lorsque Giuseppe Conti, candidat à la fonction de premier ministre sur proposition du mouvement 5 Etoiles et du parti de la Ligue du Nord, a démissionné suite au véto apposé par le Président Sergio Mattarella concernant la nomination de l’euro-septique Paolo Savona comme Ministre des finances.

Politiques: 

La crise italienne : simple vague ou raz-de-marée ?

par Lukas Daalder, CIO Investment Solutions,
Léon Cornelissen, Chief Economist et Peter van der Welle, Strategist chez Robeco

Réaction modérée aux élections italiennes en mars ;

La coalition populiste improbable ébranle les marchés fin mai ;

Le rôle stratégique de l'Italie dans l'UE rend l'enjeu important pour l'Europe.

Elle a éclipsé les débats sur les guerres commerciales et la saga du sommet coréen pour occuper le devant de la scène. Ce qui n'était en Italie qu'une simple vague au mois de mars, a commencé à prendre des proportions de tsunami la semaine dernière.

Politiques: 

La politique brouille le message

par Emmanuel Auboyneau, Gérant Associé, Xavier d’Ornellas, Gérant Associé Pôle Gestion Flexible ahcez Amplegest avec la participation de Jean-Michel Mourette, Economiste (Eureka Finance)

Un certain nombre d’évènements politiques récents sont venus récemment remettre de la volatilité et de la nervosité sur les marchés financiers, en dépit d’une conjoncture économique positive. Comme souvent, c’est surtout l’Europe qui est affectée par ces rebondissements. Après la Grèce et le Royaume-Uni c’est aujourd’hui l’Italie et, dans une moindre mesure, l’Espagne qui inquiètent. Ces épisodes successifs rappellent la fragilité politique d’une zone euro qu’une partie importante des peuples européens rejette pour différents motifs.

Politiques: 

Merkel rejette les propositions de Macron sur l’Europe

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Ostrum Asset Management

L’interview d’Angela Merkel, dans le FAZ ce week end, ne modifie pas l’idée que l’on pouvait avoir de la position allemande face aux propositions de Macron sur le renouvellement des institutions en Europe. Elle ne s’écarte pas du discours habituel de l’Allemagne.

La grande différence entre la France et l’Allemagne sur la question européenne est que la France pense qu’il y a un avantage à coordonner de façon explicite les politiques économiques. Un budget peut et doit faire cela. Cela implique une capacité d’intervention importante de plusieurs points de PIB comme le soulignait Macron et Sarkozy avant lui.

Politiques: 

Italie : à force de crier au loup…

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

La croissance a nettement rebondi en Italie. Ainsi, en 2017, le PIB réel a progressé de 1,5 %, un rythme inédit depuis la crise. Résultat : une forte baisse du chômage et d’importantes créations d’emplois. En 2017 toujours, l’Italie a affiché un excédent des comptes courants de 2,8 % du PIB et, ces dernières années, sa position extérieure nette s’est sensiblement améliorée, s’établissant à -7 % à peine du PIB. Enfin, depuis 2014 le déficit du secteur public est inférieur à 3 % du PIB.

Politiques: 

Grèce : quel bilan peut-on faire du programme d’aide ?

par Jesus Castillo, Economiste chez Natixis (avec la participation de Ramy Habibi Alaoui)

La Grèce devrait sortir du troisième programme d’assistance financière en août 2018. Le MoU (Momorendum of Understanding) de juillet 2015 fixait des objectifs à atteindre par la Grèce se basant sur plusieurs piliers :

La restauration des équilibres budgétaires ;

La présérvation de la stabilité financière ;

Le renforcement de la croissance, de la compétitivité et de l’investissement.

Politiques: 

Une leçon monétaire des élections italiennes

par Bruno Colmant, Chef économiste de la banque Degroof Petercam, Membre de l’Académie Royale de Belgique

Les concepteurs de l’euro ont cru que les paramètres sociaux et capitalistiques s’ajusteraient à une monnaie qui serait elle-même la moyenne pondérée des forces relatives des économies des États membres. Cela ne s’est évidemment pas passé ainsi, d’autant qu’une moyenne pondérée conduit, en termes monétaires, à favoriser les pays forts et à accabler les pays faibles.

Politiques: 

Italie : une carpe et un lapin

par Jean-Jacques Friedman, Chief Investment Officer de Natixis Wealth Management et VEGA IM

Depuis le résultat des élections législatives italiennes le 4 mars et l’impasse politique des dernières semaines, les marchés s’étaient montrés d’abord conciliants avec l’Italie, avant de céder, depuis quelques jours, à une période de stress, qui s’est matérialisée essentiellement sur le marché obligataire.

Politiques: 

Les élections italiennes engagent la démocratie monétaire

par Bruno Colmant, Chef économiste de la banque Degroof Petercam

Même si les élections italiennes ont été remportées par des partis populistes, elles formulent une expression démocratique. Au-delà des problèmes de migration, ce populisme est incidemment le reflet d’un rejet des Traités européens et de la discipline budgétaire qu’ils ont imposée. C’est d’ailleurs une des difficultés de la gauche traditionnelle : comment exister dans un cadre politique reflétant l’ordo-libéralisme allemand ?

L’application intégrale du programme de gouvernement italien, considéré comme délirant par de nombreux économistes, constituerait un danger pour l’euro. En effet, il conduirait immanquablement à amplifier la dette publique, qui est déjà une des plus importantes d’Europe et n’est tolérable qu’au travers de son refinancement par la BCE et de taux d'intérêt faibles. Si cette dette publique augmente, son risque et son taux d’intérêt vont s’accroître.

Politiques: 

Fed vs BCE : vers un découplage accru des politiques monétaires ?

par Didier Borowski, Responsable de la Recherche macroéconomique chez Amundi

L’expansion économique se poursuit aux États-Unis et en zone euro mais à des rythmes différents. Tandis que l’économie américaine va vraisemblablement accélérer cette année, dopée par la politique budgétaire, la zone euro a probablement passé le pic de son cycle l’an dernier. Quelles conséquences cela peut-il avoir sur la politique monétaire de la Fed et de la BCE ? Comment vont-elles se déterminer ? Et comment les « risques globaux » (protectionnisme, risques géopolitiques) sont-ils susceptibles de jouer ? Après quelques considérations générales sur les nouvelles contraintes auxquelles les banques centrales (BC) font face, nous soutenons que les risques globaux envisagés pourraient pousser la Fed à remonter davantage ses taux d’intérêt tandis qu’ils inciteraient la BCE à temporiser davantage, avec pour risque de l’empêcher de normaliser sa politique monétaire.

Politiques: 

Pages

Flux RSS