Politiques

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Relance allemande, faut-il y croire ?

par Juliette Cohen et Bastien Drut, Stratégistes chez CPR AM

En Allemagne, le PIB s’est replié de 0,1% au 2ème trimestre après une hausse de 0,4% au 1er trimestre 2019. Sur un an, la croissance du PIB ralentit très nettement à 0,4% et la Bundesbank pointe le risque d’une entrée en récession au 3ème trimestre dans son rapport mensuel d’août. Elle prévoit que l’industrie, qui est en récession depuis mi-2018, va continuer à souffrir au 3ème trimestre et que les exportations vont continuer à se contracter. L’industrie allemande est particulièrement affectée par la guerre commerciale et le ralentissement du commerce mondial qui en découle, mais aussi par le Brexit et la chute de ses exportations vers le Royaume-Uni, auxquels s’ajoutent les difficultés rencontrées par le secteur automobile.

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La Fed fidèle à elle-même

par Christian Scherrmann, Economiste US chez DWS

La Fed reste fidèle à elle-même. Une fois de plus, elle n'a abaissé les taux directeurs que de 25 points de base pour atteindre un corridor cible de 1,75% à 2,00%. Et, une fois de plus, la faiblesse de l'inflation ainsi que les risques liés à l'affaiblissement de la croissance mondiale et à divers conflits commerciaux, qui justifient une nouvelle réduction des assurances, en sont les raisons. En ce sens du moins, le président Trump a certainement influencé la politique de la banque centrale.

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Réserve fédérale : que s’est-il passé ?

par Esty Dwek, Responsable de la Stratégie de Marchés, Dynamic Solutions chez Natixis IM

Comme anticipé, la Réserve fédérale a baissé son taux d'intérêt de 25 points de base pour la deuxième fois cette année, à un range de 1,75 % à 2 %, en réaction aux " répercussions de l'évolution mondiale sur les perspectives économiques et aux faibles pressions inflationnistes ".

M. Powell a déclaré que le comité continuera de surveiller les données macroéconomiques et les risques potentiels et qu'il prendra les mesures appropriées pour soutenir l'expansion actuelle. Cependant, le ton a été interprété comme « hawkish » puisqu'il a mentionné qu’un soutien " modéré " devrait suffire pour soutenir une croissance américaine encore solide. De plus, le dernier « dot plot » n'indique plus de baisse pour 2019. En effet, les marchés ont été déçus par l'absence de mesures futures et le président Trump a critiqué l'annonce de la Fed immédiatement.

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La Fed réduit son taux comme attendu

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

La Federal Reserve a réduit son taux d’intérêt de 25 points de base. Celui-ci évolue désormais dans le corridor 1.75 – 2.00%. Le taux median pour 2019 est au niveau actuel soit sans baisse supplémentaire de taux en décembre. La mesure de la politique monétaire serait stable, au niveau de fin 2019, pour 2020. Le taux de référence remonterait dans le corridor 2.00-2.25% en 2021 et 2.25-2.50% en 2022. La tendance longue du taux des fed funds serait alors de 2.5% comme en juin.

La Fed et Jérôme Powell dans sa conférence de presse reconnaissent que l’économie va plutôt bien. La banque centrale a ainsi marginalement révisé à la hausse sa prévision de croissance pour 2019 à 2.2% contre 2.1%.

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Japon : l’équation se complique

par John Plassard, Spécialiste en investissement chez Mirabaud

Retour sur les faits. Consommation des ménages : un indicateur avancé qui ne trompe pas La stratégie de la politique de Shinzo Abe : les 3 piliers. Vive la stagnation ! Un impact direct sur les banques.

La croissance et l’inflation japonaise souffrent depuis le début des années 90 malgré les interventions de la banque centrale et les fameux Abenomics, stratégie de la politique de Shinzo Abe. Pour sauver la situation des finances publiques du pays, la TVA va cependant à nouveau être augmentée le 1er octobre avec le risque de (re)plonger le pays en récession. Analyse d’une situation bien plus compliquée qu’il n’y paraît et souvent « oubliée ».

Retour sur les faits

C'est un moment-clé pour l'administration du Premier ministre japonais, Shinzo Abe. Le 1er octobre prochain, la taxe sur la consommation passe de 8% à 10%.

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Draghi a préparé le terrain pour poursuivre une relance

par David Zahn, Head of European Fixed Income chez Franklin Templeton

De nombreux observateurs attendaient avec impatience la réunion d'aujourd'hui et, comme on pouvait s’y attendre, la politique monétaire de la BCE reste accommodante avec une baisse des taux d'intérêt de 10 points de base, la mise en place de paliers (« tiering ») et surtout le retour du quantitatif easing (QE2). La BCE a eu la réputation d'être trop généreuse par le passé et il existait un risque de déception aujourd’hui. Toutefois, les marchés avaient déjà envisagé cette annonce et les obligations se sont nettement redressées sous le coup de cette situation accommodante.

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La BCE répond aux attentes une fois de plus

par Ulrike Kastens, Europe Economist chez DWS

L'ensemble des mesures de la BCE a dépassé les attentes. La politique monétaire a porté ses fruits. Aujourd'hui, les États membres de l'UE sont censés poursuivre leur politique budgétaire pour stimuler la demande.

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Épilogue et prologue de la politique monétaire européenne

par Patrice Gautry, Chef économiste à l'UBP

Avec les annonces de la BCE, Mario Draghi a créé un environnement monétaire très favorable. Celui-ci pourra même être rendu encore plus accommodant par Mme Lagarde si la situation l’exige.

Les mêmes phénomènes de flux et de liquidités observés au temps du QE1 sont à attendre sur les actifs avec la reprise des achats ; le crédit et les pays périphériques sont favorisés par cette politique.

L’appel de la BCE a une politique budgétaire plus pro active se fait pressant ; si l’Allemagne reste sourde, d’autres pays comme l’Italie vont l’entendre. La nouvelle Commission européenne pourrait opportunément rebondir et ainsi relancer un projet européen qui n’attire plus.

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La BCE accentue la répression financière pour longtemps

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

La BCE a abaissé de 10bp son taux de dépôts à -0.5% et maintiendra l’ensemble de ses taux au niveau actuel ou plus bas tant que l’inflation ne convergera pas vers 2%. Dans les prévisions de la BCE, l’inflation sera à 1.5% en 2021. Dès lors, les taux courts resteront au niveau actuel au moins jusqu’en 2022.

La BCE a décidé aussi de relancer le Quantitative Easing (QE) à hauteur de 20 milliards à partir du 1er novembre prochain. Cela s’est déjà traduit par un repli spectaculaire du 10 ans italien.

Cette mesure de QE va accentuer la répression financière. L’objectif est de pousser l’ensemble de la structure des taux pour tous les pays en territoire négatif, Italie comprise. Cela peut durer au delà de ce que l’on imagine. L’objet de la répression financière est de réduire l’incitation à épargner et d’accroître celle à dépenser pour infléchir l’activité à la hausse.

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Hausse du franc : la Banque nationale suisse impuissante ?

par Nikolay Markov, Senior Economist, Frédéric Rollin, Senior Investment Adviser chez Pictet AM

Le franc suisse a retrouvé ses niveaux de 2017. Le carrousel des inquiétudes politiques et économiques donne le tournis et les valeurs refuges ont la cote. Le mouvement pourrait s’aggraver après le 12 septembre, jour où Mario Draghi devrait abattre ses dernières cartes. Que peut faire la BNS ?

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