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Or : les banques centrales de retour à l’achat

par Benjamin Louvet, Gérant matières premières chez OFI AM

Les Banques Centrales et les principales instances internationales (FMI, BCE, Banque des Règlements Internationaux...) sont aujourd’hui détenteurs de près de 18 % de tout l’or du monde (sources : FMI, World Gold Council, lire ici) !

L’or a, dès l’Antiquité, été considéré comme une réserve de valeur, du fait de ses qualités intrinsèques. Rare, il est également inaltérable, fongible, très dense et facilement identifiable grâce à des tests simples.

Très vite, ces propriétés en ont fait une base d’échange et une réserve de valeur. Progressivement, se sont développé les monnaies papiers qui présentaient l’avantage d’éviter tout risque de vol, mais aussi de réduction de la masse monétaire du fait de la thésaurisation, ou d’escroquerie (rognage des pièces).

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L’arrêt de la normalisation de la Federal Reserve

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Ostrum AM

La Federal Reserve américaine a décidé l’arrêt de la normalisation de sa politique monétaire lors de sa réunion des 29 et 30 janvier 2019.

Le mouvement de hausse des taux d’intérêt avait démarré en décembre 2015 de façon lente avant de s’accélérer un an plus tard. Les neuf hausses de taux ont fait passer le taux de référence de la banque centrale américaine de 0.25% (haut de fourchette) à 2.5% en décembre 2018. Lors de la conférence de presse, le président de la Fed, à la première question des journalistes, a indiqué que le taux des fed funds était, désormais, dans la zone de neutralité. Il n’y avait plus de biais accommodant et pas de biais restrictif. La confiance que Powell a dans la robustesse de l’économie US suggère que l’arrêt de la normalisation ne peut être perçu comme une pause.

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L’Italie reste attractive…

par Fabrizio Pagani, Responsable mondial de la stratégie économique et des marchés de capitaux chez Muzinich & Co

Les données sur le PIB italien relatif au quatrième trimestre 2018 (-0.2% en glissement trimestriel) nous indique que l’économie italienne est entrée en récession, le PIB 2018 s’évaluant à +0.8 %, contre +1.2 % en moyenne dans la zone euro.

Les raisons de ces résultats décevants résident dans plusieurs facteurs contingents, qui se sont accumulés durant la seconde moitié de l’année passée :

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La conjoncture française donne des signes inquiétants

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Ostrum AM

L’économie française reste sous pression au début de l’année 2019. Les chefs d’entreprise ne souhaitent pas s’engager dans la durée en raison de l’incertitude qui pèse sur la conjoncture immédiate. Ainsi depuis le mois de novembre un net décrochage des commandes de biens d’équipement a été constatée. Il devrait se traduire par un net ralentissement voire un repli de l’investissement productif autour de la fin d’année 2018 et lancer 2019 sur une trajectoire basse.

Les troubles sociaux qui durent, commencent à peser sur l’emploi comme le montre le ralentissement rapide du flux des embauches à plus d’un mois mesuré par l’Acoss pour le 4ème trimestre 2018. On ne peut pas spontanément attendre de relais du côté des pays européens. L’indicateur composite calculé par Markit pour la zone Euro est au plus bas depuis juillet 2013. L’impulsion ne viendra pas de là.

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Royaume-Uni : Brexit, le coût de l’incertitude

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

À en juger par la réaction des marchés actions, au lendemain de la sévère défaite essuyée par la Première ministre, Theresa May, lors du vote au Parlement britannique sur l’accord de Brexit, il semble que, du point de vue des investisseurs, la probabilité est désormais moins forte de devoir affronter un Brexit « dur » sans accord (sans période de transition). Cette interprétation se fonde sur la sous-performance du FTSE 100, tourné vers les marchés étrangers, par rapport à l’indice FTSE 250 davantage exposé au marché intérieur. Les marchés sont ainsi un peu moins préoccupés par l’impact économique d’un retrait de l’UE sans accord.

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La difficile recomposition du Directoire de la BCE

par Bastien Drut, Stratégiste Senior chez CPR AM

Le 31 octobre 2019, le mandat de président de la BCE de Mario Draghi arrivera à son terme. Même si la personnalité de Mario Draghi a profondément pesé sur la façon de communiquer et donc d’agir de la BCE, il est important de souligner que c’est une petite équipe au sein du Directoire de la BCE qui a piloté les grandes mutations de la politique monétaire depuis 2011/2012 (premiers LTRO de plusieurs années, 7 baisses de taux, taux négatifs, programme de Quantative Easing). Parmi les architectes de cette politique, on trouve bien sûr le président de la BCE Mario Draghi mais aussi le vice-président Vitor Constâncio, l’économiste en chef Peter Praet et Benoit Cœuré.

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États-Unis : le « Powell put »

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

Le président de la Fed, Jerome Powell, a récemment souligné que, compte tenu d’une inflation atone, le FOMC ferait preuve de patience et était prêt à modifier rapidement l’orientation de la politique monétaire si les conditions l’exigent. Il estime également que dans leur prise en compte des risques baissiers, les marchés financiers vont bien au-delà des données d’activité. Autrement dit, ils sont trop pessimistes à l’égard de la croissance. Les estimations des prévisionnistes professionnels relatives à la probabilité d’une entrée en récession au cours des prochains trimestres ne font pas davantage ressortir la dynamique caractéristique des périodes de pré-récession.

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Pourquoi les investisseurs devraient se soucier des « gilets jaunes » ?

par Vincent Mortier, CIO Adjoint Groupe et Responsable Asie ex Japon, Frédéric Rosamond, 
Gérant de portefeuille senior, Actions France, Tristan Perrier, Economiste senior chez Amundi

* Les « gilets jaunes » forment un mouvement de protestation, essentiellement spontané, apparu en France au mois d’octobre, sans affiliation politique déclarée, appelant à une baisse des impôts et à une hausse du niveau des prestations sociales et des services publics.

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La croissance est trop faible pour alimenter le pouvoir d’achat en France

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Ostrum AM

Le pouvoir d’achat, la productivité et le PIB par tête doivent suivre une allure cohérente dans la durée. Chaque indicateur traduit, à sa façon, la capacité de l’économie, française en l’occurrence, à évoluer dans la durée.

J’ai repris ces 3 éléments depuis 2000 jusqu’à 2018 et la dernière donnée disponible pour chacun d’entre eux (données trimestrielles). J’ai mis chacun d’eux en base 100 en 2000. Sur le graphe on observe trois périodes.

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Pour une fois, c'est l'Allemagne

par Frédéric Rollin, Conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM

L’année 2018 surprend à maints égards. L’Allemagne notamment, dont la stabilité politique et la force économique faisaient l’envie des Etats voisins, semble avoir perdu la main. L'économie montre ses signes de faiblesse et, après 13 ans de gouvernement, Angela Merkel est poussée vers la sortie.

Quelles sont les conséquences pour l'Union Européenne ?

Au cours de ses mandats, Merkel a privilégié le consensus. Elle a fait de la CDU, traditionnellement conservatrice, un parti du centre, en soutenant l'introduction d’un salaire minimum, la fermeture des centrales nucléaires du pays et l’accueil de plus d’un million de demandeurs d'asile. Enfin, si elle a soutenu les programmes de sauvetage européens, dont celui de la Grèce en 2015, particulièrement controversé, sa politique pro-européenne, guidée par le consensus, n’a guère été déterminante.

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