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Actionnariat salarié : un dispositif gagnant-gagnant !

par Sylvie de Pange, Responsable du Pôle Actionnariat Salarié de CIC Epargne Salariale

De nombreuses sociétés, cotées ou non-cotées, proposent à leurs salariés d’investir au capital de leur entreprise dans le cadre d’un plan d’épargne salariale. Cette démarche, qui présente des avantages financiers et sociaux certains, mérite d’être davantage développée.

La France n’a pas à rougir en matière d’actionnariat salarié. Grâce à plusieurs décennies de développement de l’épargne salariale, l’Hexagone apparaît comme l’un des leaders mondiaux de ce type d’investissement. Pour autant, une importante marge de progression existe encore, aussi bien du côté des grands groupes que des PME/ETI. À titre d’exemple, 3,5% du capital des entreprises du CAC 40 est possédé par les salariés de ces entreprises, mais les situations restent très disparates.

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Le coût du Brexit pour le Royaume Uni

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Ostrum Asset Management

Après le référendum sur le Brexit, le 23 juin 2016, l’économie britannique a suivi une dynamique plus réduite. Cela a reflété notamment des changements d’anticipations sur ce qui se passera pendant et après les négociations, mieux vaut attendre que de s’engager trop vite, et des coûts d’opportunité puisque le Brexit a incité les entreprises et les investisseurs à regarder dans d’autres pays non affectés par les effets directs du référendum.

Ce changement de dynamique est visible dans le graphe ci-dessous. J’ai calculé une tendance de 2013 jusqu’au 2ème trimestre 2016. Je l’ai ensuite prolongée jusqu’au premier trimestre 2018.

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Royaume-Uni : Scenario 2018-2019

par Slavena Nazarova, Economiste au Crédit Agricole

Depuis la signature en décembre dernier d’un accord préliminaire sur le divorce réglant les questions de la facture et des droits des ressortissants européens et britanniques, les négociations sur le Brexit ont avancé. Les Britanniques ont fini par assouplir quelque peu leurs lignes rouges sans que cela n’entraîne de crise politique majeure. De son coté, l’UE a su faire preuve de souplesse tout en restant ferme sur ses principes fondamentaux. En mars dernier, un accord sur une période de transition a été conclu. Toutefois, le plus dur reste à faire, avec la question irlandaise à régler d’ici juin. Quant aux discussions sur la relation future, celles-ci vont bientôt démarrer. A cet égard, l’incertitude reste entière. Pour le moment, le scénario retenu est celui d’un accord de libre- échange (hard Brexit) de type CETA amélioré.

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Taux de la BCE: un calcul amusant

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Ostrum AM

Les banquiers centraux sont très attentifs au taux de chômage. Janet Yellen l’évoquait à chaque réunion ou conférence de presse comme l’indicateur ultime. Elle a d’ailleurs réussi à mener l’économie US au plein emploi lorsqu’elle a quitté son poste. Mario Draghi évoque peu le taux de chômage lors de ses conférences de presse. Cependant, au regard de la courbe de Phillips de la zone Euro, on peut imaginer que le taux de chômage pourrait encore nettement baisser avant que ne se manifestent des tensions inflationnistes. Le taux de chômage d’équilibre (ou non inflationniste) a probablement baissé lors de la phase conjoncturelle actuelle.Quelle cohérence entre le taux de chômage US et celui de la zone Euro ? La comparaison est amusante.

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Ce que nous dit l'intelligence artificielle dans l'analyse du discours de J. Powell

par Christophe Morel, Chef économiste de Groupama AM

Depuis plusieurs années, nous recourons régulièrement à des outils quantitatifs d’analyse de la sémantique des banquiers centraux, et ce pour nous permettre de mieux décrypter les discours. Ce faisant, nos travaux s’inscrivent dans le prolongement de « l’économie narrative » énoncée par R. Shiller selon lequel les discours ont une influence déterminante sur les comportements économiques et financiers. Bien qu’il soit trop tôt pour tirer des conclusions définitives, notre analyse sémantique du premier FOMC sous la présidence de J. Powell aboutit à deux observations :

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Trump remonte les manches

par Tomas Hildebrandt, Gérant Senior chez Evli Fund Management Company

Le Président américain Donald Trump a complètement redistribué les cartes en congédiant de manière inattendue des membres clés de son équipe et de son administration. Le Secrétaire d’Etat Rex Tillerson a été poussé vers la sortie et remplacé par le très radical Mike Pompeo, Directeur de la CIA. H.R. McMaster, Conseiller à la sécurité nationale, a été remplacé par John Bolton qui est aussi, comme Pompeo, un « faucon ». Sept des douze Conseillers de la Maison Blanche ont été remplacés sur les douze derniers mois. Dans la presse, ces changements d’équipe ont occulté les propositions du Président Nord Coréen Kim Jong-un portant sur le renoncement aux armes nucléaires et sur une rencontre avec Trump, que l’intéressé est prêt à accepter.

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Le paradoxe américain

par Emmanuel Auboyneau, Gérant Associé, Xavier d’Ornellas, Gérant Associé - Pôle Gestion Flexible chez Amplegest, avec la participation de Jean-Michel Mourette, Economiste (Eureka Finance)

Le début d’année 2018 est très paradoxal pour les économistes. Rarement la toile de fond de l’économie mondiale n’a été aussi favorable, avec une synchronisation de la reprise dans toutes les zones et des indicateurs au vert dans presque tous les domaines. Pourtant, en dépit de ce constat très positif, les inquiétudes apparaissent de plus en plus nombreuses et finissent par atteindre le moral des investisseurs.

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Etats-Unis : le retour des déficits jumeaux

par Philippe Ithurbide, Directeur de la Recherche, Didier Borowski, Responsable de la recherche macroéconomique, et Monica Defend, Responsable de la Stratégie, Adjointe au Directeur de la Recherche chez Amundi

Deux événements récents ont transformé l’environnement macro-financier : (1) la hausse de la volatilité des actions, et (2) sur le front de la politique économique, l’accord bipartite obtenu au Congrès américain pour l’augmentation des dépenses publiques. Si ce dernier apporte un élan positif à la croissance sur le court terme, il devrait également entretenir de l’incertitude (et par conséquent de la volatilité sur les marchés).

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La bonne dynamique de la zone euro se poursuit

par Juliette Cohen, Stratégiste chez CPR AM

La zone euro a achevé l’année 2017 sur une croissance de 2,5% selon Eurostat, niveau bien supérieur à son potentiel de croissance (estimé autour de 1%) et qui n’avait pas été atteint depuis la crise financière. Ce bon résultat s’appuie à la fois sur une meilleure dynamique conjoncturelle interne et sur un environnement mondial porteur. La décomposition de la croissance montre également un meilleur équilibre entre investissement, consommation des ménages et commerce extérieur.

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Elections en Italie : un tournant pour la croissance du pays

par Patrice Gautry, Chef économiste à l’Union Bancaire Privée (UBP)

La confiance est primordiale pour la poursuite d’une croissance soutenue. Les principaux moteurs de la reprise économique sont les secteurs domestiques, mais la récente performance du PIB italien (1,5% en 2017) reste au-dessous de la moyenne de l’Union européenne (UE) (2,5%). Un parlement sans majorité ou une coalition fragile pourrait ainsi constituer un réel frein aux performances économiques futures: si le prochain gouvernement décide de stopper les réformes ou d’opérer un véritable retour en arrière, l’Italie aura du mal à se remettre sur les rails d’une croissance plus ferme à moyen terme, mais aussi à participer activement au renouvellement du projet européen, cher à Emmanuel Macron et Angela Merkel.

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