Politiques

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Élections Européennes : rien n'est moins sûr que l'incertain¹

par Frédéric Rollin, Conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM

Entre le 23 et le 26 mai, les membres de l'Union européenne éliront leurs représentants au Parlement. Les résultats des partis eurosceptiques seront cruciaux. S’ils deviennent la force la plus représentée, comme estimé dans certains sondages, ces derniers bousculeront l’agenda centriste de la zone, en refusant par exemple de ratifier le budget, en empêchant l’Europe de mener des actions contre les pays membres qui refusent de se conformer à sa politique, comme la Pologne et la Hongrie, ou encore en bloquant les négociations commerciales avec le Canada ou les Etats-Unis.

Mais les résultats devraient aussi avoir des répercussions locales d'une grande portée. Dans de nombreux pays, des gouvernements pourraient tomber. D’autres mettront plus de temps à se former.

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Europe : baisse des émissions de CO2 liées à la consommation d’énergie

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

D’après les estimations d’Eurostat, les émissions de CO2 de l’Union européenne dues à la combustion d’énergies fossiles ont baissé de 2,5 % en 2018 par rapport à l’année précédente. Cette contraction s’inscrit dans une tendance de long terme : selon les calculs de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), le repli enregistré dans les 28 États membres de l’UE entre 1990 et 2016 s’établit à 20,7 %. L’activité économique ayant sensiblement progressé sur cette période, l’intensité des émissions de CO2 a ainsi reculé de 48,7%[1].

Cependant, il existe une forte dispersion entre les pays (graphique 1). En forte hausse en Lettonie, à Malte et en Estonie, les émissions ont considérablement diminué au Portugal, en Bulgarie, en Irlande et en Allemagne.

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Quelles sont les banques centrales qui ont le plus de marges de manœuvre ?

par Bastien Drut, Stratégiste Sénior chez CPR AM

Sur la décennie qui a suivi la Grande Récession, les banques centrales ont eu massivement recours à des mesures non-conventionnelles pour satisfaire leurs mandats, qu’ils soient duals (stabilité des prix et plein-emploi) ou uniquement focalisés sur la stabilité des prix. La BCE, la Fed, la BoJ, la BoE et la Riksbank ont par exemple mis en place des programmes de Quantitative Easing, en achetant des titres divers (obligations d’Etat, obligations d’entreprises, obligations sécurisées, titrisations hypothécaires, actions, ETF). La banque centrale suisse (SNB), elle, a acheté un grand nombre de titres libellés en devises étrangères pour lutter contre la surévaluation du franc suisse. Enfin, certaines banques centrales ont opté pour une politique de taux négatifs (BCE, BoJ, SNB, Riksbank).

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Il est temps de reconsidérer l’Europessimisme

par Patrick Barbe, Responsable Marché obligataire européen chez Neuberger Berman

La zone euro est depuis un certain temps confrontée à de nombreuses incertitudes et à de nombreux défis tant économiques, réglementaires que politiques. La Banque Centrale Européenne a beaucoup œuvré pour améliorer la diffusion de sa politique monétaire afin de soutenir le système bancaire et la croissance économique. Néanmoins, en l'absence de nouvelles réformes politiques et budgétaires, l'activité économique de la zone euro reste relativement faible, ce qui limite le taux d'inflation à environ 1 %, un niveau bien inférieur à l'objectif de 2 % fixé par la BCE. Par conséquent, des problèmes extérieurs tels que Brexit, le ralentissement de la Chine et la guerre commerciale avec les États-Unis sont parvenus à engendrer un pessimisme marqué chez les investisseurs, entrainant le rendement du Bund allemand à 10 ans en territoire négatif.

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Croissance, taux d’intérêt et dette publique

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

Les relations entre la dette publique, la croissance économique et les taux d’intérêt sont complexes et variées. En période de récession, la dette publique grimpe en termes absolus et en pourcentage du PIB, mais la détente monétaire qui s’ensuit fait baisser le coût des emprunts publics. Les pays lourdement endettés peuvent, toutefois, pâtir de la défiance des investisseurs. La prime de risque augmente alors et, par conséquent, les rendements obligataires. Une longue période de détente monétaire en phase ascendante du cycle peut engendrer un recul du taux d’intérêt nominal moyen sur la dette publique (r) en deçà du taux de croissance nominale (g). On l’a vu ces dernières années dans un grand nombre de pays.

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Etats-Unis : trois messages différents de Washington DC

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

Comme le montrent les analyses et commentaires récents sur les États-Unis, c’est la perspective dans laquelle l’on se place qui dicte le sens des messages, d’où la divergence, sinon la contradiction entre ces derniers. Le Président Trump a souligné, la semaine dernière, que l’économie connaîtrait une ascension fulgurante si la Fed décidait à abaisser les taux directeurs, ajoutant que la banque centrale avait contribué à freiner l’activité économique. 2020 étant une année électorale aux États-Unis, il n’est pas étonnant que les hommes politiques scrutent l’état de l’économie. Chacun se souvient à cet égard de la célèbre formule de Bill Clinton : « c’est l’économie, idiot ! » dans sa campagne pour l’élection présidentielle de 1992, qu’il remporta contre le président sortant George Bush sr.

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Zone euro : trou d’air ou ralentissement durable ?

par Tristan Perrier, Recherche Macroéconomique chez Amundi

Après une longue série de déceptions en 2018, les chiffres économiques de la zone euro sont restés très mitigés début 2019. La situation devrait cependant s’améliorer au cours des prochains trimestres, grâce à la conjonction de la vigueur des revenus des ménages, d’un soutien conséquent des budgets publics et d’une dynamique du commerce mondial un peu moins faible que celle des derniers mois.

La validation de ce léger rebond, qui ne permettra pas un retour aux chiffres de croissance de 2017, nécessite toutefois que ne se déclenchent pas les importants risques que sont un Brexit sans accord et l’imposition de droits de douane américains aux exportations d’automobiles européennes. De plus, la situation politique interne reste volatile dans certains États membres.

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Croissance: le village gaulois résiste

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Ostrum AM

La note de conjoncture de l’INSEE cale de façon plus précise les attentes de l’institut de statistique sur l’allure du premier semestre 2019. L’activité progresserait de 0.4% au premier et au second trimestre. L’INSEE a légèrement révisé à la hausse son chiffre du deuxième trimestre. L’acquis pour 2019 serait ainsi de 1.1% à la fin du premier semestre. Pour atteindre la prévision du gouvernement à 1.4% (indiquée par Bruno Le Maire alors que dans la loi de finance la prévision est à 1.7%) il faut qu’à chaque trimestre la croissance du PIB soit de 0.4%. Ce chiffre est aussi celui publié récemment par la Banque de France.

L’articulation de la prévision de l’INSEE se cale sur deux éléments.

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Redonner du sens à l’épargne pour soutenir notre économie

par Gilles Guez, Directeur général de BFT Investment Managers

Pour inciter les épargnants à financer davantage nos entreprises, sociétés de gestion et distributeurs doivent miser sur des offres de placements lisibles, en lien avec l’économie réelle et généraliser l’investissement socialement responsable.

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Encerclé par l’incertain !

par Gonzague de Varax, Consultant chez Eurogroup Consulting

Le rêve de l’économiste est-il aujourd’hui en train de se réaliser ? La transparence de l’information, troisième loi de la concurrence pure et parfaite nous rend-elle plus homo economicus ? L’accès à la donnée nous mènerait-il finalement à de meilleures décisions ? Il est évident qu’internet nous donne accès à des ressources infiniment riches. Les décimales de pi, le premier film du cinéma, la dernière actualité technologique ; « Ok Google » fait plus que satisfaire notre curiosité. Et d’ici ou là-bas, la connaissance demeure à portée de clic. Mais pourtant, une impression demeure et s’amplifie : nous vivons dans un environnement toujours plus incertain, plus complexe à appréhender. En 2016, la surprise a été générale : Comment la quasi-totalité des enquêtes d’opinion, pourtant grands bénéficiaires du Big Data, n’a-t-elle pas prédit la victoire de Donald Trump ?

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