Politiques

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France : la chute historique du PIB se confirme

par Julien Manceaux, Senior Economist chez ING

Les chiffres de la croissance du PIB au T1 montre un chiffre en ligne avec les estimations de la baisse d’activité données par les enquêtes menées au début du confinement. Et pour cause : il n’y a pas de nouvelles données pour cette période dans le secteur des services et de la construction. Si elle ne livre pas grand-chose de neuf, cette estimation est néanmoins un point de référence indispensable pour la suite.

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Comment la crise du coronavirus peut jouer sur l’inflation

par Laetitia Baldeschi, Responsable des Etudes et de la Stratégie, Bastien Drut et Juliette Cohen, Stratégistes Seniors chez CPR AM

La crise du coronavirus bouleverse l’économie mondiale. Si le choc sur la demande devrait se concrétiser à court terme par un ralentissement de l’inflation, l’impact à plus long terme dépendra des mutations structurelles de l’économie (réorganisation des chaînes de production et possible renationalisation de certaines activités, politiques de redistribution, politiques des transports et de la concurrence). Il est ainsi possible que certains éléments qui ont pesé sur l’inflation ces dernières années s’inversent partiellement.

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Le côté obscur de la force du dollar

par Francesca Fornasari, Responsable des Solutions de Changes chez Insight Investment (BNY Mellon IM)

Dans des circonstances normales, des indications d'une vigueur continue du dollar ne seraient pas une préoccupation pour l'économie mondiale. Mais ce ne sont pas des circonstances normales que nous vivons et ce qui a commencé comme un dollar modérément plus fort s'est transformé en une force sinistre qui menace les actifs sensibles au cycle économique mondial. L'influence du coronavirus a accéléré ce problème. Au cours des dernières semaines, la liquidité a été sérieusement mise à l'épreuve, même dans le domaine monétaire. Si les mesures annoncées jusqu'à présent ne calment pas les marchés, nous pourrions même voir un retour des interventions sur les devises.

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La réponse de l’UE aux conséquences économiques de la pandémie : un certain progrès

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

En septembre 2007, Lawrence Summers, ancien secrétaire au Trésor américain, écrivait dans une tribune publiée dans le Financial Times combien les préoccupations d’aléa moral – liées au risque d’altération des comportements par la mise en place de mécanismes d’assurance – peuvent compliquer l’adoption de mesures de soutien à l’économie ou à certains secteurs en cas de crise grave[1]. L’aléa moral est précisément au cœur des discussions dans la zone euro sur le partage public transfrontalier des risques. C’est la raison de la conditionnalité attachée aux prêts accordés dans le cadre du mécanisme européen de stabilité (MES).

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France Covid-19 : les enjeux du plan européen

par Julien Manceaux, Senior Economist chez ING

Le Conseil Européen s’est réuni jeudi. Ce n’est pas tant son aval pour les mesures déjà annoncées qui est attendu que sa décision sur la forme que prendra l’endettement des pays membres de la zone euro. Les chiffres en tant que tels, sans doute provisoires, sont secondaires, c’est la question de la responsabilité individuelle des Etats et – à travers elle - la survie à terme de l’UEM qui se pose cette semaine au Conseil.

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Le stade ultime du capitalisme, c’est le communisme... Et vice versa !

par Jean-Marie Mercadal, Directeur Général Délégué en charge des Gestions chez OFI AM

Ce trait d’humour évoque toute une époque, celle des années 70 marquées par des débats idéologiques et poli- tiques très engagés... Puis, après la chute du mur de Berlin, la disparition de l’Union Soviétique et la mondialisation, les débats de société ont changé. Mais aujourd’hui, avec la pro- fonde crise économique et après les dernières interventions des puissances publiques, les sujets autour de « l’étatisa- tion » des économies commencent à ressurgir...

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Les gouvernements et les banques centrales à la manœuvre face à la crise

par Jean-Jacques Friedman, Directeur des investissements chez Natixis Wealth Management

Parfois qualifié de « grippette » en ce début d’année, le Covid 19 aura finalement pris la forme d’une pandémie mondiale et provoqué un choc sans précédent tant sur le plan humain que d’un point de vue économique et financier. Le mouvement de correction qui a suivi sur les marchés financiers a été d’une violence inédite : entre le 19 février et le 18 mars, les principaux indices boursiers se sont effondrés d’environ 35 %.

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L'histoire du deuxième marché du travail

par Ulrike Kastens, Economiste chez DWS

Les États-Unis restent attachés aux principes du marché libre, même pour les salariés. En revanche, l'Europe a de plus en plus recours au chômage partiel pour protéger les emplois. Est-ce sage ?

L'un des rares avantages d'une crise est qu'elle permet d'évaluer les avantages potentiels de différentes politiques économiques dans des pays touchés de manière similaire. Au cours des dernières semaines, les nouvelles concernant le marché du travail américain sont allées de mal en pis. En l'espace de trois semaines, plus de 15 millions d'Américains ont demandé des allocations de chômage en dépit de diverses mesures d'aide1. Si l'on tient compte du nombre probable de salariés, le taux de chômage pourrait atteindre 13 %, selon Christian Scherrmann, économiste US chez DWS.

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Covid-19 : les aspects liés à l’offre soumis à des tests de résistance grandeur nature

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

Les crises placent les économistes devant les limites de leurs modèles. En 2008, la profession a réalisé que ceux-ci devaient mieux intégrer le secteur bancaire et, en particulier, l’interconnexion entre les banques par le biais du financement de gros. De la même façon, la pandémie de Covid-19 met en évidence la nécessité d’une plus large prise en compte des aspects liés à l’offre dans les analyses macroéconomiques.

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Le coût permanent de la crise sanitaire en France

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

En France, le choc récessionniste de -8% en 2020 sera suivi d’un rebond qui pourrait être fort (FMI) ou médiocre (tel que constaté dans les 2 dernières récessions en France). Le risque est que le coût de la crise sanitaire soit fort et permanent. Si l’économie française suit l’allure observée lors des deux dernières récessions, le PIB se calera sur sa croissance antérieure (1.4%) dès 2021 et restera de façon permanente à 9.3% du niveau qui aurait été observé sans crise sanitaire (cas 1 discuté plus bas). Avec une politique économique active (cas 2), le coût serait de l’ordre de 3% de façon permanente.

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