Politiques

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Le Royaume Désuni

par Emmanuel Auboyneau, Gérant Associé, et Xavier d'Ornellas, Gérant Associé Pôle Gestion Flexible chez Amplégest avec la participation de Jean-Michel Mourette, Economiste (Eureka Finance)

Le Jeudi 23 juin 2016 le Royaume-Uni a décidé de sortir de l’union européenne. Cette décision des britanniques est un choc, surtout en Angleterre. Nous analysons cette crise comme politique, bien plus qu’économique. Ce n’est pas une crise systémique.

La veille de ce vote, les voyants étaient au vert, avec une croissance américaine confirmée, une Chine stabilisée, et une Europe en reprise progressive. Le Brexit ne devrait pas faire dévier fortement l’économie mondiale de sa trajectoire.

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France : quelles répercussions économiques du Brexit ?

par Hélène Baudchon, Cconomiste chez BNP Paribas

Suite au Brexit, nous avons ajusté à la baisse nos prévisions de croissance pour la France, de manière très marginale en 2016 (-0,05 point, la croissance attendue restant à 1,4 %) et plus nettement en 2017 (-0,3 point, à 1%).

La reprise ne serait que ralentie mais la croissance se retrouverait sur un rythme peu élevé problématique car l’écart négatif de production, important, ne se résorberait plus, laissant persister les pressions baissières sur les prix.

Les exportations et l’investissement des entreprises sont les composantes du PIB les plus affectées.

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Brexit : Que doit craindre l’Europe ?

par Ludovic Subran, Chef économiste, Ana Boata, Economiste Europe, Thomas Cardiel et Irène Herlea, Economistes junior chez Euler Hermes

Dans l’hypothèse d’une sortie favorable (signature d’un accord de libre-échange avec l’UE), la croissance réelle du PIB du Royaume-Uni pourrait diminuer de -2,8 points entre 2017 et 2019, et 1500 faillites d’entreprises supplémentaires seraient enregistrées. En cas de sortie défavorable (sans accord de libre-échange avec l’UE), l’impact cumulé atteindrait -4,3 points de croissance réelle du PIB et 1700 défaillances d’entreprises supplémentaires. Dans les deux cas, le niveau critique serait atteint en 2019. Mais la peur du Brexit pèse déjà sur l’économie britannique, entrainant un recul -34 Mds GBP des investissements de portefeuille.

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Espagne : à la recherche d’une coalition

par Catherine Stephan, Economiste chez BNP Paribas

  • L’Espagne, dans l’impasse politique depuis décembre 2015, a tenu de nouvelles élections le 26 juin dernier.
  • Le Parti populaire est parvenu à conforter sa place de premier parti d’Espagne à l’issue du scrutin.
  • Le paysage politique reste toutefois éclaté, et aucune coalition ne se dessine clairement.

Les Espagnols se sont à nouveau rendus aux urnes le 26 juin, les principaux partis politiques n’étant pas parvenus à s’entendre pour former un gouvernement à l’issue des précédentes élections générales de décembre 2015. Le paysage politique reste éclaté à l’issue de ce scrutin, mais l’Espagne pourrait se doter prochainement d’un gouvernement. Les principaux partis politiques ont, en effet, intérêt à trouver un accord compte tenu de la lassitude de la population.

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France : quel impact du Brexit sur l’économie ?

par Olivier Eluère et Ludovic Martin, économistes au Crédit Agricole

  La France comme l’ensemble des pays de l’Union européenne va être affectée par la sortie du Royaume-Uni de l’Union euro- péenne.

•  L’impact restera toutefois modéré. À court terme joueront les turbulences des marchés et une dégradation du climat des affaires.

•  À moyen terme, la croissance sera impactée par un ralentissement des exportations et des investissements étrangers.

•  Au total, l’impact négatif sur la croissance française serait assez mesuré et étalé dans le temps, de l’ordre de 0,4% en cumulé en 2016-2019, si la sortie se fait avec un accord de libre-échange (ALE), et de 0,6% sans ALE.

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L’Europe ou la pulsion de vie : appels aux Européens

par Xavier Lépine, Président du Directoire de La Française

Si l’Europe est le supplément d’âme de l’humanité, la désunion voilà la faiblesse ontologique de l’humanité !

1886 – Nietzsche : "La folie des nationalités explique pourquoi les peuples européens sont devenus de plus en plus étrangers les uns aux autres, et cette pathologique ignorance réciproque dure encore aujourd’hui ; elle a porté au pinacle des politiciens à la vue courte et à la main leste, qui ne se doutent même pas que leur politique de désunion ne peut être nécessairement qu’un intermède... On feint de ne pas voir... Les signes qui annoncent avec le plus d’évidence que l’Europe peut s’unifier." Nietzsche, "Par-delà le bien et le mal" (1886)

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Le Brexit est d’abord un choc négatif pour la croissance du Royaume-Uni

par Christophe Morel, Chef Economiste chez Groupama AM

Le Brexit est d’abord un choc négatif pour la croissance du Royaume-Uni. L’impact économique sur le « reste du monde » reste à ce stade incertain et transite par le canal financier (surtout, le marché des changes). Reste que les politiques économiques sont et seront de plus en plus accommodantes. Le pire n’est donc jamais certain ...

L’impact du Brexit sur la croissance du Royaume-Uni transitera à court terme essentiellement au travers de la hausse de l’incertitude qui pénalisera l’investissement ; la baisse de la livre sterling ne constituera pas tout de suite un soutien aux exportations, mais pèsera sur la consommation via l’inflation importée. Au total, nous évaluons que le Brexit coûterait environ 1.5% de croissance au Royaume-Uni sur les deux prochaines années.

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Le Brexit d’Anna Karenine

par Frédéric Rollin, Conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM

Dans le roman éponyme de Tolstoï, Anna Karenine apporte le malheur dans sa famille par son infidélité. Ce roman a donné son nom au principe d’Anna Karenine, que les géopoliticiens définissent ainsi : si un seul membre d’un groupe de nations ne tient pas son rôle, alors l’ensemble du groupe en souffre. 
 


La famille européenne obéit-elle au principe Anna Karenine ? 


La sortie annoncée des britanniques déstabilise la politique européenne dont le calendrier est déjà pour le moins chargé: blocage politique en Espagne, gouvernement minoritaire en Irlande, volonté d’indépendance en Catalogne et en Ecosse, popularité croissante des partis anti-européens, crises chroniques de la dette grecque et élections en France et en Allemagne l’année prochaine.


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Brexit, trois jours après

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Natixis AM

Vendredi 24, lorsque le résultat du référendum britannique a été connu, les marchés financiers se sont ajustés à la baisse. Le sterling a décroché nettement et les marchés boursiers ont chuté fortement et partout en Europe le secteur bancaire a été pénalisé. Sur les marchés de taux d’intérêt il y a a eu beaucoup de mouvements notamment sur les taux américains, les États Unis servant de zone refuge avec une hausse du billet vert alors que les interrogations s’accentuent sur l’Europe et sa construction institutionnelle. Ces mouvements vont ils s’accentuer ?

Il y a plusieurs questions à discuter.

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Premières réflexions après le vote britannique

par Julien-Pierre Nouen, Directeur des études économiques, et Matthieu Grouès, Associé-Gérant, Responsable de la stratégie et de l'allocation d'actifs chez Lazard Frères Gestion

Les Britanniques ont finalement choisi de mettre un terme à près de 40 ans de participation à la construction européenne. Avec un niveau de participation élevé, ce sont 51,9% des électeurs qui ont fait ce choix. Durant la campagne, les arguments économiques sont passés au second plan derrière la question de l’immigration qui a polarisé le débat.
La réaction des marchés est évidemment mauvaise : c’est une source d’incertitude importante qui vient de se matérialiser.

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