Politiques

-A +A

Union européenne : comment parler d’Europe ?

par Frédérique Cerisier, Economiste chez BNP Paribas

Le traité de Rome a été signé voilà 60 ans. Comment le célébrer sans prendre la mesure des obstacles auxquels se heurte aujourd’hui au projet européen ?

La Commission européenne tente d’éclairer l’avenir en définissant cinq scénarios d’évolutions possibles.

Les dirigeants des plus grands Etats de la zone euro semblent avoir déjà fait le choix d’une Europe à plusieurs vitesses. Mais ce choix n’est sans doute pas le plus clair quant à l’avenir du projet européen, ni sans risques.

Politiques: 

Royaume-Uni : et si le Brexit n’avait pas lieu ?

par Jean-Luc Proutat, Economiste chez BNP Paribas

Le Parlement britannique a donné son feu vert pour un déclenchement de la procédure de sortie de l’Union européenne (Brexit), qui interviendra d’ici fin mars 2017.

La ligne dure sur laquelle se positionne la première ministre, Mme May, est potentiellement la plus dommageable pour le Royaume-Uni, comme pour l’Union.

Mais elle peut s’infléchir dans les deux ans à venir, qui représentent un temps court pour négocier mais long sur un plan politique.

La période actuelle est celle où tout est envisageable, même l’inenvisageable ; le Brexit pourrait ainsi ne jamais avoir lieu.

Politiques: 

Dynamique vertueuse de l’emploi en zone Euro

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Natixis AM

En 2016 la dynamique de l’emploi en zone Euro s’est franchement améliorée. Sur l’ensemble de l’année, l’emploi a augmenté de 1.3%, c’est le meilleur chiffre depuis 2007.

Cette situation va continuer au cours du premier semestre de 2017 lorsque l’on regarde le sous-indice relatif à l’emploi dans l’enquête Markit pour l’ensemble de la zone Euro.

D’une façon plus générale, depuis 2014, la dynamique de l’emploi a une allure positive (c’est à dire depuis la fin des politiques d’austérité).

Politiques: 

Le retour en grâce des sophistes

par Cyrille Geneslay, gérant allocataire chez CPR AM

Dans la Grèce antique, des hommes prestigieux arpentaient les routes pour dispenser leur savoir et partager leur sagesse. Leur but était simple : « former les grands talents de demain » ! Cet ambitieux projet dont la punchline ferait pâlir d’envie n’importe quel communiquant avait un prix, le prix de la connaissance.

Et on peut dire qu’à l’époque la connaissance coûtait cher, très cher. C’est donc loin de la vie d’ascèse ou d’une existence basée sur le renoncement, que nos sophistes, prospéraient monnayant à prix d’or leurs enseignements. Parmi ce groupe hétéroclite de professeurs d’éloquence, Gorgias fut sans doute le maître incontesté de la rhétorique.

Politiques: 

Législatives aux Pays-Bas : l’embarras du choix

par Raymond Van der Putten, Economiste chez BNP Paribas

Le 15 mars prochain, les Néerlandais se rendront aux urnes pour élire les 150 membres de la Chambre basse du Parlement.

Les principaux thèmes de la campagne électorale sont l’immigration, l’âge de départ à la retraite, les dépenses de santé, l’éducation et l’Europe.

Le VVD (libéral-conservateur) pourrait de nouveau arriver en tête. Au vu des sondages, le gouvernement sera probablement issu d’une coalition de centre-droit entre le VVD, les chrétiens-démocrates (CDA et CU) et les sociaux- libéraux (D66).

Politiques: 

Election présidentielle française : état des lieux et décryptage

par Philippe Ithurbide, Directeur Recherche, Stratégie et Analyse chez Amundi

Les élections françaises représentent un sujet de préoccupation majeur pour les marchés financiers car elles sont emblématiques des tendances actuelles : montée des partis d’extrême droite (respectivement d’extrême gauche) dans les pays du noyau dur de l’UEM (respectivement des pays périphériques), rejet croissant de l’establishment, tentations protectionnistes, hostilité envers l’Europe et/ou les institutions européennes, lutte contre les inégalités, débat sur le partage de la valeur ajoutée (salariés vs. actionnaires...). L’élection d’un candidat anti-européen ou souhaitant réformer l’Europe ou sortir de l’UE en cas d’échec à la réformer (comme le prônent par exemple Marine le Pen ou Jean-Luc Mélenchon) est actuellement perçu (pas totalement à tort, en vérité) comme un vote dans la continuité du Brexit et de l’élection de D. Trump aux États-Unis.

Politiques: 

Quand la politique masque l’embellie économique

par Emmanuel Auboyneau, Gérant Associé, Xavier d’Ornellas, Gérant Associé Pôle Gestion Flexible, avec la participation de Jean-Michel Mourette, économiste chez Amplégest

Le choc du BREXIT le 23 juin 2016 a été le point de départ d’une vague populiste qui remet en question tous les scénarios préétablis. L’élection de M. Trump en novembre 2016 à la présidence de la première économie du monde participe au même mouvement. Nous sommes entrés dans l’ère du « tout est possible ». Une vague d’élections en Europe dans les mois qui viennent fait désormais craindre de nouvelles surprises qui pourraient jusqu’à menacer l’existence de la zone euro.

Politiques: 

Etats-Unis : Mars Attacks !

par Thomas Julien, Economiste chez Natixis

Ces dernières semaines la Fed s’est lancée dans une opération de communication de grande envergure afin de préparer le marché pour une hausse des taux le 15 mars. En conséquence, nous avons revu nos attentes de politique monétaire en 2017 et 2018. Nous attendons désormais 4 hausses cette année en mars, juin, septembre et décembre (soit une de plus que ce qu’anticipe le marché actuellement) et 3 en 2018, en mars, juin et septembre dans l’idée que la Fed devra également débuter la normalisation de son bilan.

Politiques: 

France : un peu plus de croissance, à peine moins de déséquilibres

par Héléne Baudchon, Economiste chez BNP Paribas

Les dernières enquêtes de confiance sont encourageantes et pointent vers une croissance encore élevée au premier trimestre 2017, de l’ordre de 0,4% t/t.

Le dernier bilan approfondi de la Commission européenne sur les progrès en matière de déséquilibres structurels est plus mitigé.

La compétitivité-coûts est en voie d’amélioration mais pas la compétitivité hors coûts. Le déficit budgétaire se réduit, pas le ratio de dette publique. Le taux de chômage a amorcé sa baisse mais pas le chômage de longue durée.

Politiques: 

La digicratie ou le populisme

par Xavier Lépine, Président du Directoire de La Française

La mondialisation qui ne s’est réellement amorcée que depuis 30 ans s’est organisée de manière Top Down - les traités internationaux, les accords bilatéraux, multi-latéraux, avec un certain nombre de concepts corollaires : le capital étant mobile, les centres de production se sont déplacés là où la main d’œuvre était la moins couteuse.

La bonne vieille formule "Kal (capital) + W (travail)" bat son plein.

Politiques: 

Pages

Flux RSS