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Le Brexit dur et le risque fort de récession

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Natixis AM

La baisse de la monnaie anglaise est pour l’instant la marque la plus visible des effets du Brexit. La monnaie britannique s’est dépréciée de près de 17% depuis le résultat du référendum face au dollar et de plus de 14% vis à vis de l’euro au 18 octobre.

On voit ce mouvement fort en deux temps: après le référendum du 23 juin et après le 30 septembre suite au discours de Theresa May à Birmingham lors du congrès du parti conservateur. Elle annonçait que la notification de l’article 50 sur la sortie du RU de l’UE se ferait au plus tard en mars 2017. (La remontée du 18 octobre correspond à l’idée que les parlementaires pourraient valider le traité entre le RU et l’UE après les négociations.)

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Zone euro : saison budgétaire

par Frédérique Cerisier, Economiste chez BNP Paribas

  Depuis 2013, la Commission européenne a un droit de regard sur les budgets des Etats de la zone euro au moment où ils sont présentés aux Parlements nationaux, et pas seulement après leur mise en œuvre.

  Les exécutifs mettent la dernière main aux plans budgétaires qu’ils devront soumettre à la Commission européenne avant le 15 octobre. Cette dernière rendra ses avis dans les semaines suivantes.

Pour les Etats encore soumis à une procédure pour déficit excessif, la question est de savoir à quel point la Commission cherchera à maintenir la pression dans un contexte difficile.

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La hausse de l’inflation est durable en zone Euro

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Natixis AM

Le taux d’inflation de la zone Euro (estimation avancée) s’est inscrit à 0.4% en septembre. C’est le chiffre le plus élevé depuis octobre 2014. En août l’inflation n’était que de 0.2%. Le taux d’inflation sous-jacent est stable à 0.8% !

L’explication de cette remontée de l’inflation est liée au prix de l’énergie comme je l’avais déjà expliqué ici.

Reprenons. La décomposition en contributions de l’indice des prix montre que la contribution de l’énergie est nettement moins négative que celle observée dans un passé récent. La contribution de l’énergie est passée de -0.55% à -0.29% entre août et septembre. Cela se constate par la courbe noire qui se redresse rapidement. Les autres contributions sont quasiment stables.

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France : un budget sous contrainte

par Hélène Baudchon, Economiste chez BNP Paribas

Dans son projet de loi de finances pour 2017, le gouvernement prévoit de ramener le déficit budgétaire à 2,7% du PIB en 2017, après 3,3% en 2016 et 3,5% en 2015.

Ces objectifs, inchangés par rapport au Programme de stabilité d’avril et même par rapport au budget 2016, reposent sur des prévisions de croissance également inchangées, à 1,5% cette année et l’année prochaine.

En 2017, face au total estimé de EUR 14 milliards des nouvelles mesures à financer, le gouvernement dégage de nouvelles économies et recettes pour un même montant.

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Fed : des banquiers centraux manifestement divisés

par Christophe Morel, Chef économiste chez Groupama AM

La décision du statu quo monétaire a manifestement été serrée.

•  D’abord, le communiqué est clairement plus optimiste (sur l’activité globale et sur le marché du travail) et sa tonalité est globalement interprétée comme hawkish* selon notre indicateur ;

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La Fed prête à relever son taux en décembre

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Natixis AM

La Fed continue de penser que son taux d’équilibre de long terme s’ajuste encore à la baisse. Cela traduit une perception plutôt pessimiste de l’évolution tendancielle de l’économie américaine même si elle n’envisage pas de récession.

A court terme, elle pense néanmoins pouvoir remonter son taux de référence sans créer de dommage à l’économie. La Fed souhaite retrouver des marges de manœuvre dans la gestion de sa stratégie monétaire et c’est pour cela qu’elle remontera son taux en décembre de 25 bp (J’avais expliqué cela ) Mais cela ne préjuge en rien de ce qui sera fait en 2017.

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Régionales en Allemagne :quelles leçons pour les législatives de 2017 ?

par Philippe Vilas-Boas, Economiste au Crédit Agricole

Les élections législatives régionales de 2016 ont été caractérisées par un affaiblissement des partis traditionnels – CDU, SPD, les Verts – et à l’inverse par une forte progression du parti eurosceptique et anti- migrants Afd, qui obtient dans tous les Länder concernés des sièges au parlement.

Ce recul des partis de la coalition a été alimenté par la peur d’une immigration incontrôlée, le sentiment d’une hausse de l’insécurité et l’inquiétude grandissante d’une érosion du niveau de vie de la population.

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Les éléments clés du référendum italien

par Bastien Drut et Valérie Letort, Stratégie et Recherche économique chez Amundi

La nouvelle Constitution a été votée par les deux chambres le 20 janvier 2016 au Sénat et le 12 avril 2016 à la Chambre des Députés. Mais la majorité des deux tiers n’a pas été atteinte. En vertu de l’article 138 de la Constitution actuelle, un référendum doit être organisé afin de valider cette nouvelle Constitution.

Que prévoit la réforme de la constitution italienne ?

C’est la réforme la plus importante depuis l’abandon de la monarchie. Elle prévoit :

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BCE : statu quo, pour le moment

par Thibault Mercier, Economiste chez BNP Paribas

  La BCE a maintenu le statu quo tout en annonçant une modification à venir des paramètres du programme d’assouplissement quantitatif (QE). Concrètement, il s’agira de déterminer quels paramètres du programme d’achats d’actifs devront être modifiés pour faire face à l’inévitable pénurie à venir de titres allemands si les taux restent à leur niveau actuel.

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Espagne : Un gouvernement ne marquera pas la fin de l’incertitude politique

par Léopold Jouven, économiste au Crédit Agricole

Grâce aux créations d’emploi soutenant la consommation privée, la croissance espagnole n’a que faiblement décéléré au premier semestre 2016. Elle devrait ainsi rester soutenue à 2,9% en 2016, après 3,2% en 2015.

Tandis que l’impact de l’incertitude politique semble avoir été contenu au premier semestre 2016, celle-ci devrait perdurer ces prochains trimestres, tant sur le plan intérieur qu’extérieur, suite au référendum britannique.

Un ralentissement plus marqué de l’investissement est donc attendu en 2017. La décélération de la demande intérieure se traduirait cependant par une contribution neutre des exportations nettes, et la croissance ralentirait à 2,1% en 2017.

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