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Faire face aux conséquences économiques du coronavirus : dans l’attente de l’impulsion budgétaire

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

Le jour même où la Banque centrale européenne annonçait un ensemble bien étudié de mesures d’assouplissement monétaire, les actions européennes enregistraient le pire dévissage de leur histoire, l’Euro Stoxx 50 clôturant la séance en repli de 12,4 %. Le message des marchés est clair : la politique monétaire ne sera pas en mesure de stimuler suffisamment les anticipations de croissance. Cela ne signifie pas pour autant que les décisions du Conseil des gouverneurs étaient inutiles, bien au contraire. Les opérations supplémentaires de refinancement à long terme permettront d’alléger d’éventuelles pressions de financement sur les banques.

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La BCE fait le premier pas mais veut que les gouvernements agissent pour aller plus loin

par Bastien Drut, Stratégiste senior chez CPR AM

La réaction des marchés aux mesures annoncées par la BCE ce jeudi a été très négative. C’est que, même si la BCE a fait un pas dans la bonne direction (notamment pour garantir le crédit bancaire aux PME), elle refuse pour le moment d’aller plus loin sans un engagement « ambitieux » et « collectif » des gouvernements européens en soutien à l’économie, qui est affectée par le coronavirus et les mesures sanitaires prises pour stopper sa propagation.

Les mesures prises :

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Le petit plan de sauvetage de la BCE

par Ulrike Kastens, Economiste chez DWS

Les attentes à l'égard de la BCE ont rarement été aussi élevées, précisément parce qu'il a toujours été évident que la BCE ne peut contribuer que dans une faible mesure à la résolution de la crise du coronavirus. C'est peut-être pour cette raison que la banque centrale de la zone euro n'a même pas essayé de répondre aux attentes du marché, qui n’aurait probablement été satisfait que si celles-ci avaient été dépassées.

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Flexibilité accrue de la BCE

par Valentin Bissat, Économiste & stratégiste chez Mirabaud

L'épidémie de coronavirus en Chine a entraîné des fermetures d'usines et déclenché des perturbations de la chaîne d'approvisionnement mondiale. Avec l’extension de l'épidémie en dehors de la Chine, le choc initial sur l'offre s'est transformé en un choc sur la demande mondiale. Dans le contexte actuel, la politique monétaire a un effet limité sur l'activité. Les banques centrales doivent avant tout se concentrer sur les apports de liquidité aux banques et sur la mise en œuvre de mesures de financement ciblées pour soutenir les PME.

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BCE: plus de liquidités, une aide nécessaire mais pas suffisante

par Patrice Gautry, Chef économiste à l'Union Bancaire Privée

La BCE a donné des liquidités supplémentaires à un cout extrêmement bas pour les banques mais ne peut relancer seule l’activité. Les nouvelles mesures annoncées aujourd’hui reflètent un effort sur les injections de liquidités et de nouveaux montants d’achats sur les marches financiers, avec un désir de cibler le crédit. Ces mesures devraient permettre d’assurer d’une liquidité suffisante sur les marchés monétaires et obligataires et ainsi de contenir les éventuels débordements négatifs sur le marché du crédit européen.

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Le rôle important de la politique monétaire face aux conséquences économiques du coronavirus

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

Dans plusieurs déclarations officielles publiées cette semaine, de nombreux hauts responsables se sont dits disposés à agir pour contrer les conséquences économiques de l’épidémie de coronavirus. Haruhiko Kuroda, gouverneur de la Banque du Japon, a ainsi précisé que « la BOJ entendait suivre de près l’évolution de la situation et œuvrer à stabiliser les marchés en offrant suffisamment de liquidités par le biais d’opérations de marché et d’achats d’actifs »[1]. La présidente de la BCE,Christine Lagarde, a, quant à elle, indiqué que la Banque « [se tenait] prête à prendre les mesures appropriées et ciblées qui seraient nécessaires et proportionnées aux risques sous-jacents ».

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Vent de panique chez les banquiers centraux

par Bastien Drut, Stratégiste senior chez CPR AM

Le président de la Fed, Jerome Powell, avait déjà publié un communiqué vendredi pour prévenir que « bien que les fondamentaux de l’économie américaine restent solides, le coronavirus posait un risque pour l’activité ». Aujourd’hui, la Fed est passée à l’acte et a baissé sa fourchette de taux directeurs de 50 bps à 1,00/1,25%. Cette décision est historique à plus d’un titre :

C’est la première baisse de taux directeurs de plus de 25 bps depuis décembre 2008,

C’est la première baisse de taux directeurs inter-meeting depuis le 7 octobre 2008 (qui avait eu lieu 3 semaines après la faillite de Lehman Brothers donc),

La décision a été prise à l’unanimité (faucons compris donc).

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Réserve Fédérale : une baisse risquée des taux face au coronavirus ?

par Alexandre Baradez, Responsable Analyses Marchés chez IG France

C’était l’évènement attendu par les marchés avant le Super Tuesday aux Etat-Unis : la conférence téléphonique des ministres des Finances du G7 et des banquiers centraux, pilotée par JeromePowell, Président de la Fed et Steven Mnuchin, le Secrétaire au Trésor US. Au final : un communiqué de quelques lignes seulement indiquant que le G7 se tenait prêt à utiliser tous les instruments appropriés pour soutenir la croissance mais aucune mention d’une action à court terme. Les marchés ont accusé une phase de repli dans les minutes suivant le communiqué, signe d’une déception à court terme sur le contenu.

Mais la Fed a surpris tout le monde en baissant juste quelques heures après ses taux de 0.50% d’un coup, soit le double des mouvements habituels sur les ajustements de taux, qui sont de 0.25%.

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Fed : une décision qui laisse quelques inquiétudes

par Christian Scherrman, Economiste US chez DWS

La Fed a abaissé, de manière inattendue, ses taux d'intérêt de 50 points de base pour atteindre une nouvelle fourchette cible de 1,00 à 1,25 %, deux semaines seulement avant sa réunion ordinaire. Malgré cette mesure quelque peu drastique, l'état actuel de l'économie a été qualifié de solide. La propagation du coronavirus, cependant, aurait "...apporté de nouveaux défis et risques."

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Pessimisme de la Fed sur le coronavirus

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

En réduisant de 50 points de base son taux d’intérêt de référence, la Réserve fédérale américaine indique son pessimisme à long terme. Le graphique montre qu’avant le changement, tous les taux d’intérêt américains étaient inférieurs au taux des fonds fédéraux (ce n’est pas la situation normale dans laquelle les taux à long terme sont supérieurs aux taux à court terme).

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