Politiques

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Ces idées que la crise du coronavirus a balayées

par Bastien Drut, Stratégiste senior chez CPR AM

Les crises économiques sont souvent l’occasion pour des idées en gestation d’émerger et de prendre vie. C’est également souvent le moment où des barrières mentales disparaissent. La crise du coronavirus ne fait pas exception. La soudaineté et la force du choc économique causé par le coronavirus a forcé les autorités politiques et monétaires à prendre des décisions d’une ampleur parfois inédite. Ainsi, de nombreuses idées ont déjà volé en éclat. Passons-en quatre en revue :

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Compromis trouvé à l’Eurogroup ! Mission accomplie ?

par Fabrizio Pagani, Global Head of Economics and Capital Markets Strategy chez Muzinich & Co

Ce qui suit est une mise à jour de notre article publié le 6 avril 2020, intitulé « Un spectre hante l'Europe : La mutualisation de la dette ».

L’Eurogroupe s’est réuni dans la soirée du mardi 7 avril, et après une longue nuit de négociations qui n’a pas abouti à un accord, a repris jeudi 9 avril. Finalement, une position commune sur un package global a été conclu.

Voici les quatre principaux éléments de ce package1 :

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L’Europe se fera dans les crises

par Alexandre Hezez, Stratégiste chez Groupe Richelieu

Les efforts visant à contenir l'épidémie de coronavirus en Europe ont brutalement interrompu la croissance économique qui se profilait en 2020. L'Italie et l'Espagne sont les plus durement touchées. La France a dû également imposer des mesures de confinement draconiennes.

Le confinement à des degrés divers et le chômage de masse ont provoqué un choc négatif de demande. Nous assistons à une diminution de la demande globale (consommation des ménages + investissements des entreprises + exportations de produits) du fait de l’obligation de rester chez soi et de la réduction du pouvoir d’achat (chômage partiel, perte d’emploi, etc..). Les individus ne peuvent plus consommer et les entreprises n’investissent plus. La crise de 2008 avait une origine financière. La crise actuelle, est d’abord sanitaire.

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Après l’accord de l’Eurogroup, le plus difficile reste à faire

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

De nombreuses heures de négociation ont été nécessaires lors des deux visioconférences de cette semaine pour que l’Eurogroupe parvienne à un accord sur une puissance de feu supplémentaire de 500 milliards d’euros – environ 4,2 % du PIB de la zone euro – pour atténuer l’impact économique immédiat de la pandémie de Covid-19.

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Les styles actions et la grippe espagnole

par L’Équipe de recherche de Robeco

Apparu pour la première fois début décembre 2019, le Covid-19 s’est transformé en pandémie, avec 900 000 cas confirmés dans le monde et des dizaines de milliers de décès. En mars, les marchés actions mondiaux ont lourdement chuté, en raison des craintes grandissantes quant à la propagation du virus et aux conséquences économiques des mesures de confinement. Depuis le début de l’année, les marchés actions américains ont baissé d’environ 20 %.

Points clés :

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Au-delà des taux de chômage officiels aux Etats-Unis

par Christian Scherrmann, Economiste US chez DWS

La détérioration du marché du travail américain est-elle si choquante ? Nous avons réalisé un premier calcul d'un taux de chômage caché afin de remettre les récentes pertes d’emplois en perspective.

Il y a deux semaines, nous avions posé la question : "dans quelle mesure devons-nous nous attendre à ce que le taux de chômage augmente à la suite de la pandémie de coronavirus ?" Malheureusement, le schéma qui se dessine actuellement est aussi sombre que nous l'avions prévu, voire pire. La publication actuelle des données officielles ne reflète qu'en partie la situation dramatique du marché du travail américain".

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Recul historique du PIB français

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

Le PIB français aurait reculé de 6% au premier trimestre selon la Banque de France. C’est la première estimation du 1er trimestre 2020 au sein des pays développés. Sur l’ensemble de l’année, le recul du PIB pourrait être au moins de 10 à 15%

La Banque de France a annoncé une baisse de -6% du PIB français au premier trimestre. Cela fait un acquis de croissance de -5.8% pour l’ensemble de l’année 2020 à la fin du premier trimestre (évolution de l’activité si le niveau du PIB restait au même niveau qu’à la fin du premier trimestre pour les trois autres trimestres).

Le PIB est revenu au niveau de la mi-2015. Le temps du confinement a gommé plus de 4 années de croissance. Pour l’ensemble de l’année, le PIB pourrait reculer entre 10 et 15% peut être plus. Le risque est à la baisse.

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Pandémie de Covid-19 et marché du travail

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

Les conséquences économiques de la pandémie de Covid-19 sont de plus en plus visibles jour après jour. Cette semaine, l’indice IHS Markit PMI composite pour la zone euro a enregistré sa plus forte baisse mensuelle, atteignant un creux historique de 29,7. C’est la chute de l’indice des services qui entraîne l’indicateur global, le PMI du secteur manufacturier faisant preuve d’une certaine résilience.

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Aux grands maux les grands moyens…

par Arnaud Faller, Directeur Général Délégué en charge des Investissements chez CPR AM

Nous connaissons la crise la plus importante de notre histoire contemporaine. Parce qu’elle est mondiale, sanitaire, financière, économique et, socialement exacerbe les inégalités. Le seul répit est temporairement pour la planète.

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Stupeur et espoirs

par Emmanuel Auboyneau, Gérant Associé, Jean-François Dulcire, Gérant chez Amplegest, avec la participation de Jean-Michel Mourette, Economiste (Eureka Finance)

Un peu plus de trois mois après l’apparition du coronavirus en Chine, le choc macroéconomique dans le monde est majeur. Aujourd’hui la moitié de la planète est confinée, entrainant un arrêt brutal de l’économie et beaucoup d’incertitudes quant à la sortie de crise. Une récession mondiale parait inéluctable. Elle devrait toutefois être courte et laisser place à un rebond significatif dans la seconde partie de l’année. Il faudrait pour cela que la pandémie donne des signes clairs de recul dans les prochaines semaines, tant en Europe qu’aux Etats-Unis. L’exemple chinois et les dernières indications que l’on a de l’Italie, premier foyer majeur en Europe font croire à ce scénario.

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