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France : à la recherche d’un second souffle

par Julien Manceaux, Senior Economist chez ING

Maintenant que le confinement est enfin levé, Emmanuel Macron cherche un second souffle pour traverser les deux années qui le séparent de la prochaine élection présidentielle de 2022. Le cap sera sans doute remis sur les réformes, mais des investissements publics seront aussi nécessaires malgré des marges de manœuvre ténues.

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France : rebond net de l'activité depuis mi-mai, mais cela ne signifie pas une reprise forte et complète !

par Maryse Pogodzinski, Economiste chez Groupama AM

Un mois après la sortie du confinement, l’activité économique française continuerait de se redresser mais resterait très dégradée, d’après la dernière note de conjoncture de l’INSEE publiée le 18 juin. Selon les derniers indicateurs dits à « haute fréquence (*)» et à partir des remontées directes d’entreprises et de fédérations professionnelles disponibles et utilisées par l’INSEE, la perte d’activité se limiterait à 12% en juin par rapport à son niveau d’avant crise, soit trois fois moins qu’au début du confinement (graphique 1 de l’INSEE).

(*) Indicateurs à « haute fréquence » i.e. indicateurs sur la mobilité des personnes, les transactions de cartes bancaires, la consommation d’énergie…

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L’ombre portée du chômage

par William De Vijlder, Group Chief Economist chez BNP Paribas

Une baignade en Méditerranée peut révéler des surprises : si en surface la température de l’eau peut être agréable, celle des courants sous-marins est froide. Cette image correspond assez bien au sentiment actuel à l’égard de l’économie. L’effet de l’assouplissement des mesures de confinement, adoptées pour lutter contre la pandémie de Covid-19, est de plus en plus perceptible dans les données économiques, mais risque d’induire un sentiment de confort illusoire. En effet, il est très probable que les conséquences de la gravité de la crise se fassent sentir pendant de nombreux mois. Plusieurs facteurs sont à l’œuvre, tels qu’une incertitude omniprésente, l’endettement élevé des entreprises agissant comme un frein pendant la reprise[1] et la détérioration du marché du travail.

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Trajectoires de l’économie française

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

Les nouvelles estimations de l’Insee sur l’allure de la conjoncture en France en 2020 jusqu’au mois de juin traduisent un rapide rattrapage post-confinement. Cela se traduit par une contraction de l’activité moindre que ce qui avait été envisagé pour l’ensemble de l’année 2020. En conséquence, le profil de l’économie française pour 2021 et après est nettement revu à la hausse. Toutes les questions ne seront pas réglées, notamment sur l’emploi, mais les évolutions projetées suggèrent moins de persistance du choc sanitaire que ce qui avait été anticipé.

Dans sa note de conjoncture, l’Insee actualise l’évolution des données françaises pendant et après le confinement. Les données supplémentaires disponibles modifient l’allure de la conjoncture française pendant le confinement. La note permet surtout d’appréhender le profil de l’économie après la sortie du confinement.

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Fed : le risque de la fracture sociale versus le soutien perceptible des politiques économiques

par Christophe Morel, Chef économiste chez Groupama AM

Dans son intervention semestrielle au Congrès, le diagnostic de Jerome Powell (président de la Réserve fédérale américaine) comportait une « mauvaise nouvelle » et une « bonne nouvelle ».

1. La mauvaise nouvelle : la crise renforce les inégalités

J. Powell reconnait que la crise n’affecte pas tous les américains de la même manière : elle pèse davantage sur les ménages à faibles revenus, sur les populations afro et latino-américaines ainsi que sur les femmes. Pour le gouverneur de la Fed, la politique monétaire peut contribuer à corriger ces inégalités en soutenant l’amélioration sur le marché du travail.

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Union européenne : l’endettement élevé d’entreprises, un frein à la reprise

par William De Vijlder, Group Chief Economist chez BNP Paribas

En conjuguant l’analyse des données au niveau de l’entreprise et ses dernières projections macroéconomiques, la Commission européenne conclut que « l’encours total des pertes des entreprises pourrait excéder EUR 720 mds d’ici à la fin de l’année et grimper à plus de EUR 1 200 mds dans le scénario de stress ». Ainsi, de nombreuses sociétés, dont les fonds propres finiraient par s’avérer insuffisants, devront être recapitalisées afin de leur permettre de réduire leur dette ou, dans un deuxième temps, de recourir à des emprunts supplémentaires sans entraîner une envolée du ratio d’endettement.

Le montant des « fonds propres manquants », difficile à évaluer, dépend de deux amortisseurs : les réserves de liquidités initiales et les autres actifs liquides pouvant être mobilisés pour couvrir (une partie) des pertes.

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Le thème des inégalités, plus incandescent que jamais

par Bastien Drut, Stratégiste senior chez CPR AM

Il est désormais clair que la crise du coronavirus va accroître les inégalités de revenus et ce thème, qui apparaît plus incandescent que jamais, devrait devenir plus central encore dans les débats politiques, en particulier dans la perspective des élections de novembre aux Etats- Unis. Plusieurs types de mesures pourraient être envisagées et il est très probable qu’une attention particulière soit portée aux écarts de rémunération au sein des entreprises.

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La Fed en mode communication

par Franck Dixmier, Global CIO Fixed Income chez AllianzGI

Nous n’attendons pas d’annonces de mesures additionnelles lors de la prochaine réunion du FOMC, la Fed ayant déjà déployé une multitude d’outils, pour le moment efficaces. Il sera intéressant d’écouter Jerome Powell présenter les anticipations de la Fed sur la croissance, l’inflation et les taux Fed Funds jusqu’en 2022. Nous estimons que ceux-ci devraient rester à zéro au moins jusqu’en 2021. Les investisseurs, confortés dans leur retour sur le risque, seraient avisés de rester prudents et sélectifs, notamment sur le crédit à haut rendement.

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Présidentielle aux États-Unis : la crise du Coronavirus et les manifestations contre le racisme sont probablement des facteurs de bascule

par Christophe Morel, Chef économiste chez Groupama AM

L’épidémie du Coronavirus et les manifestations actuelles vont-elles avoir une incidence sur l’issue de la présidentielle aux États-Unis ? La réponse est oui. Ces événements sont même des facteurs de bascule selon la grille très structurante développée par Allan Lichtman, professeur d’histoire à l’American University de Washington. Au début des années 80, ce politologue a créé avec l'aide du mathématicien russe Vladimir Keilis-Borok, un système de prédiction du vote des américains à la présidentielle (ce qu’on appelle le vote populaire qui peut toutefois différer du vote des grands électeurs).

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La BCE arrive encore à surprendre les marchés financiers

par Patrice Gautry, Chef économiste à l'Union Bancaire Privée (UBP)

La BCE arrive encore à surprendre les marchés financiers : en augmentant d’EUR 600 milliards son PEPP (à EUR 1.35 tr) et portant la date de fin à 2021 (ré-investissement à 2022), elle reprend l’initiative sur des attentes de marchés qui étaient déjà très ambitieuses.

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