Politiques

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Recul historique du PIB français

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

Le PIB français aurait reculé de 6% au premier trimestre selon la Banque de France. C’est la première estimation du 1er trimestre 2020 au sein des pays développés. Sur l’ensemble de l’année, le recul du PIB pourrait être au moins de 10 à 15%

La Banque de France a annoncé une baisse de -6% du PIB français au premier trimestre. Cela fait un acquis de croissance de -5.8% pour l’ensemble de l’année 2020 à la fin du premier trimestre (évolution de l’activité si le niveau du PIB restait au même niveau qu’à la fin du premier trimestre pour les trois autres trimestres).

Le PIB est revenu au niveau de la mi-2015. Le temps du confinement a gommé plus de 4 années de croissance. Pour l’ensemble de l’année, le PIB pourrait reculer entre 10 et 15% peut être plus. Le risque est à la baisse.

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Pandémie de Covid-19 et marché du travail

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

Les conséquences économiques de la pandémie de Covid-19 sont de plus en plus visibles jour après jour. Cette semaine, l’indice IHS Markit PMI composite pour la zone euro a enregistré sa plus forte baisse mensuelle, atteignant un creux historique de 29,7. C’est la chute de l’indice des services qui entraîne l’indicateur global, le PMI du secteur manufacturier faisant preuve d’une certaine résilience.

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Aux grands maux les grands moyens…

par Arnaud Faller, Directeur Général Délégué en charge des Investissements chez CPR AM

Nous connaissons la crise la plus importante de notre histoire contemporaine. Parce qu’elle est mondiale, sanitaire, financière, économique et, socialement exacerbe les inégalités. Le seul répit est temporairement pour la planète.

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Stupeur et espoirs

par Emmanuel Auboyneau, Gérant Associé, Jean-François Dulcire, Gérant chez Amplegest, avec la participation de Jean-Michel Mourette, Economiste (Eureka Finance)

Un peu plus de trois mois après l’apparition du coronavirus en Chine, le choc macroéconomique dans le monde est majeur. Aujourd’hui la moitié de la planète est confinée, entrainant un arrêt brutal de l’économie et beaucoup d’incertitudes quant à la sortie de crise. Une récession mondiale parait inéluctable. Elle devrait toutefois être courte et laisser place à un rebond significatif dans la seconde partie de l’année. Il faudrait pour cela que la pandémie donne des signes clairs de recul dans les prochaines semaines, tant en Europe qu’aux Etats-Unis. L’exemple chinois et les dernières indications que l’on a de l’Italie, premier foyer majeur en Europe font croire à ce scénario.

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La chute des données économiques confirme la nécessité des mesures de soutien fortes

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

Les mesures visant à arrêter la propagation de la pandémie ont un impact profond sur l'économie ; c’est ce qui apparaît de plus en plus dans les données économiques. La baisse record du sentiment des entreprises illustre le bien-fondé des mesures fortes qui ont été prises. La levée des confinements entraînera, mécaniquement, un rebond de l'activité mais une relance supplémentaire sera probablement nécessaire pour maintenir la dynamique.

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Il n’y a pas de Planète B

par Xavier Lépine, Président du Directoire du Groupe La Française

Une crise sanitaire mondiale avec une vitesse de propagation exponentielle, dont la temporalité et la profondeur sont inconnues, et cela dans un monde globalisé tant sur le plan des activités économiques que des marchés financiers : une seule certitude, la situation que nous vivons n’a jamais connu d’équivalent, et tout ce qui peut être dit ou fait pourra s’avérer exact... ou faux en fonction de paramètres sanitaires, puis politiques, aujourd’hui inconnus.

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L’économie française touchée de plein fouet par l’épidémie

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

L’Insee a publié la note que nous attendions. L’institut donne une mesure de l’impact de la crise sur le niveau de l’activité. L’économie française évoluerait à 65% de sa capacité durant la dernière semaine de mars.

L’analyse de l’ Insee confirme le point observé dans les enquêtes Markit : l’ajustement à la baisse de l’activité s’observe principalement dans les services et pas dans l’industrie. Cela n’empêche pas les industriels d’être très inquiets sur les perspectives.

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Les banques centrales basculent dans une nouvelle ère

par Bastien Drut, Strategiste Sénior chez CPR AM

Pour faire face à la crise économique induite par la pandémie du coronavirus, les banques centrales sont en train de revoir de façon radicale et extrêmement rapide leur façon d'opérer. Les actions ont une portée beaucoup plus puissante que ce que nous avons pu observer ces 20 dernières années.

Ces dernières semaines, les différentes banques centrales ont globalement adopté plusieurs types d'actions :

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La Fed annonce un achat Illimité d’actifs, Trump pense à (déjà) lever le « lock down » aux Etats-Unis

par Vincent Boy, Analyste marché chez IG France

Le « confinement » à peine mis en place aux Etats-Unis pourrait être levé, alors que le nombre de cas ne cesse de progresser au sein de la première économie mondiale. Le président américain précisait que l’arrêt total de l’activité conduira à plus de décès que le virus lui-même car cela mène à la faillite de beaucoup de ménages et probablement à une vague de suicides importants.

Le problème ne vient pas de l’arrêt de l’activité en lui-même mais de la durée de celui-ci et donc de la réactivité du gouvernement. Dans le cas des Etats-Unis, la décision tardive de mettre en arrêt partiel le pays contribue à faire durer cette pandémie et donc l’impact sur l’économie. Pire encore, cela pourrait mettre les autres pays du monde à risque alors que la plupart des pays fortement infectés ont décidé il y a plusieurs semaines de fermer le complétement le pays.

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Une réponse monétaire et budgétaire combinée est la seule façon de faire face

par David Zahn, Head of European Fixed Income chez Franklin Templeton

La Banque centrale européenne a cherché à regagner sa crédibilité ce matin avec le lancement d'un plan d’urgence d'achats de 750 milliards d'euros en cas de pandémie. L'ampleur du programme est ce à quoi nous nous attendions de la BCE après une semaine de dislocation du marché obligataire européen. Cela porte le total du nouveau plan d’urgence d'achats à 870 milliards d'euros, ce qui devrait suffire à calmer les marchés des obligations d'État. Nous pensons que cela devrait être bénéfique pour les dettes italiennes, espagnoles et grecques, mais aussi que cela devrait resserrer les écarts des autres obligations d'État européennes. Cela démontre également que la BCE continuera à dévoiler des mesures pour combattre les perturbations du marché résultant de la pandémie.

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