Hausse significative des actions en 2011

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par James Millard, Chief Investment Officer de Skandia Investment Group

Les actions ont poursuivi leur tendance haussière en janvier. Elles ont bénéficié de nouveaux signaux attestant de la poursuite de la reprise économique mondiale. Les dernières données disponibles suggèrent en effet que 2011 sera un bon millésime en termes de croissance globale, et ce en dépit d'une pression fiscale accrue dans bon nombre de pays. Le succès rencontré par les dernières émissions obligataires, et des statistiques économiques plus encourageantes en Europe laissent également espérer que les problèmes rencontrés par certains Etats ne feront pas tâche d'huile.

Nous restons surpondérés en actions. Nous anticipons une hausse significative en 2011. Les trois moteurs de hausse que nous mettions en exergue le mois dernier demeurent d'actualité : une reprise économique forte, permettant une nouvelle amélioration du niveau des profits des entreprises; des taux d'intérêt bas (même si nous anticipons une légère remontée); et des niveaux de valorisation attractifs.

Le raffermissement de la croissance et la forte hausse du prix des matières premières -notamment des denrées alimentaires - ont entraîné une remontée des taux d'inflation. Cette évolution est particulièrement sensible dans les pays émergents, où les dépenses alimentaires représentent une part importante de l'indice des prix. La plupart de ces Etats ont réagi en durcissant leur politique monétaire. Il faut d'ailleurs s'attendre à la poursuite de ces politiques restrictives, compte tenu du niveau toujours faible des taux d'intérêt.

Le fort niveau du chômage, des politiques budgétaires restrictives, et une inflation sous-jacente toujours basse imposent que les taux d'intérêt réels demeurent faibles dans la plupart des pays développés. S'il y a toujours débat sur ce point, il porte désormais sur le niveau d'ajustement idéal face à la reprise économique en cours et la hausse des matières premières. Certains responsables politiques, au Royaume Uni, et au sein de la zone euro, considèrent que les taux n'ont plus nécessairement besoin d'être aussi bas qu'aujourd'hui.

Bien que nous ayons anticipé que la Banque d'Angleterre et la BCE allaient maintenir des taux d'intérêt inchangés en 2011, nous pensons dorénavant qu'une hausse, en particulier au Royaume Uni, est de plus en plus probable. Mais même si ce retour d'un trend haussier se confirmait cette année, les taux d'intérêt vont probablement demeurer proches de leurs plus bas historiques pendant quelque temps encore.

 

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