Les actions restent bon marché

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par Bogdan Popescu, Directeur Régional de Skandia Global Funds

Les marchés d’actions ont encore progressé en octobre dernier, dopés par les propos de plusieurs responsables de la Fed se déclarant favorables à une reprise du "Quantitative Easing Program" de l'autorité monétaire américaine. La décision prise par cette dernière, début novembre, de racheter 600 milliards de dollars de titres du Trésor supplémentaires d'ici à juin 2011 était donc très largement anticipée. Bien que peu d'observateurs estiment que cette mesure aura un effet significatif sur la croissance, la plupart considèrent en revanche qu'elle démontre la volonté d'intervention de la Fed qui devrait donc de nouveau tout mettre en oeuvre pour éviter un retour de la récession.

Nous continuons à anticiper la poursuite du rebond des marchés d’actions jusqu'à la fin de l'année. Nous nous attendons également à ce que la reprise économique perdure l'an prochain, ce qui pourrait entraîner une nouvelle augmentation des bénéfices des entreprises, à des niveaux encore supérieurs à ceux pourtant record enregistrés cette année. En dépit de la hausse récente des marchés, nous pensons donc que les actions restent bon marché. Nous continuons à privilégier les marchés émergents, et plus particulièrement ceux de la zone Asie Pacifique, Chine en tête.

Bien que les dernières statistiques disponibles aient très significativement réduit l'hypothèse d'une récession en "double dip", certaines zones demeurent encore fragiles. Cela est particulièrement sensible pour les économies dites "périphériques" en Europe. La Grèce a beau avoir satisfait à ses obligations en adoptant un plan de réduction de ses déficits, il lui reste encore beaucoup de terrain à parcourir pour résoudre ses problèmes de financement.

Par ailleurs, on notera la remontée très significative des taux d'intérêts irlandais et portugais ces deux derniers mois. Même s'il est probable que ces deux économies réussiront à honorer le remboursement de leur dette, le risque qu'elles doivent faire appel au FMI et à l'Union Européenne pour y parvenir est plus vif qu'il y a quelques mois. Si cette option était activée, elle pourrait être lourde de conséquence sur la reprise économique et des marchés financiers...

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