Marchés Financiers

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De l’impact de la Grèce et de la Chine sur les marchés émergents

par Maarten-Jan Bakkum, Senior Emerging Markets Strategist chez ING IM

Dans le contexte actuel, nos opinions peuvent s’avérer obsolètes quelques minutes après leur publication. Nous tenons cependant à expliquer notre position en ce qui concerne les deux grands problèmes qui ont mis les marchés sous pression ces derniers temps : la crise grecque et le resserrement immobilier en Chine.

Dans notre édition d’avril, nous étions d’avis qu’il existait un potentiel de hausse de l’appétit au risque des investisseurs et d’amélioration des attentes relatives à la croissance mondiale. Cette évaluation s’est avérée erronée (du moins au cours de ces dernières semaines), car l’accélération des développements négatifs au sein de la zone euro a relégué à l’arrière-plan les chiffres de croissance indéniablement supérieurs aux attentes.

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Marchés actions : aux grands maux les grands remèdes

par Ibra Wane, stratégiste chez Amundi Asset Management

Débutée il y a plusieurs mois, la crise grecque aura fini par avoir eu raison du redémarrage des marchés actions. Alors qu’ils avaient touché le 15 avril dernier leur plus haut depuis dix huit mois, ils ont été balayés en moins de trois semaines, avec des reculs d’au moins 7% sur les plus épargnés, comme les États-Unis et le Japon, jusqu’à près de 15% en Europe, voire 20% sur les plus impactés comme les PIGS. Ce final ( ? ) dramatique n’aura pas surpris les adeptes du Sirtaki, cette fameuse danse grecque, qui démarre de façon lente pour s’accélérer de façon irrésistible…

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L’histoire est encore à écrire…

par Marc-Ali Ben Abdallah, stratégiste chez Amundi Asset Management

Les tensions récentes sur la dette souveraine hellénique ont probablement connu leur plus haut avec la conclusion dimanche dernier d’un accord entre la Grèce, d’une part, et la Commission européenne et le Fond Monétaire International d’autre part. Ce plan a un double objectif : donner à la république hellène les moyens de juguler sa crise de liquidité et de s’attaquer vigoureusement aux sources de ses difficultés actuelles. Sur ces deux points, le plan donne une réponse ambitieuse. Alors qu’on annonçait quelques 45 milliards d’euros d’aide (59 milliards de dollars) l’enveloppe octroyée en prévoit 110 (145 milliards de dollars) sur trois ans financés au tiers soit 30 milliards d’euros par le FMI.

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Actions versus obligations d’Etat : cupidité versus peur ?

par Ad van Tiggelen, Stratégiste Senior, ING IM

Souvent, le sentiment des marchés financiers est dominé soit par la cupidité, soit par la peur, mais ces derniers temps, il semble dominé par les deux à la fois. C’est surtout le cas en Europe. Du côté « cupidité », on distingue des marchés d’actions performants, avec des valeurs sensibles à la conjoncture (les cycliques) qui ont largement rebondi sans craintes apparentes pour leur valorisation. Du côté « peur », on voit que sur les marchés européens d’obligations d’Etat, les investisseurs sont préoccupés par la situation en Grèce et dans d’autres pays de la zone euro, un développement aux conséquences potentiellement désastreuses. Quelles sont les implications?

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La titrisation américaine dans la tourmente

par Didier Borowski, stratégiste chez Amundi AM

Au cours des 20 dernières années, le développement de la titrisation a permis une expansion sans précédent de la distribution de crédit aux ménages américains (crédits immobiliers, à la consommation, prêts étudiants…). Mais avec la crise financière, le marché de la titrisation s’est effondré et ne doit en définitive sa survie qu’au soutien de la Fed. L’opacité des produits vendus a servi de terreau aux actes délictuels qui retiennent aujourd’hui l’attention. Elle a, en outre, nourri la défiance des investisseurs qui, « trompés sur la marchandise », réclament aujourd’hui davantage de transparence.

Le 7 avril, la SEC – gendarme de la bourse américaine – a présenté un projet ambitieux de réglementation de l’ensemble des produits titrisés (ABS) qui change la donne. Et « l’affaire Goldman Sachs » vient à point nommé soutenir le camp des réformateurs.

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Tempête sur la Grèce

par Chris Iggo, Directeur des Investissements Fixed Income, et Sebastian Paris-Horvtiz, Directeur de la Stratégie d’Investissement d’Axa IM

La situation sur la Grèce reste très changeante et la décision de S&P d’abaisser la notation de sa dette de long terme à BB+ à partir de BBB+ est un événement négatif pour les investisseurs. Ceci signifie que la Grèce n’est plus considérée comme “investment grade” (Moody’s et Fitch, les autres grandes agences de notation, n’ont pas pour l’instant procédé à un tel changement).

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Le haut rendement gagne en respectabilité en Europe

par Klaus Blaabjerg, Responsable de la Gestion High Yield « Value » chez Sparinvest

En 2009, une classe d’actifs a particulièrement retenu l’attention. En effet, non seulement les obligations à haut rendement internationales ont surperformé par rapport aux actions, mais l’ensemble du marché de cette classe d’actifs a gagné en importance et en influence, particulièrement en Europe.

A bien des égards, 2009 a été une année charnière pour le haut rendement. Selon Bloomberg, en 2009 les émissions d’obligations d’entreprises dans le monde entier ont progressé de 31 %, à 3 040 milliards de dollars US, tandis que les émissions de titres à haut rendement se sont envolées de 181 % pour atteindre 207 milliards de dollars US. Evidemment, la majeure partie (75 % environ) de cette activité s’est déroulée aux Etats-Unis où le haut rendement est à la fois un marché mature et une classe d’actifs très appréciée.

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Digestion nécessaire de la crise du crédit

par Jens Moestrup Rasmussen, Lead Portfolio Manager de Sparinvest

L’investissement dans les titres « value » est souvent une question de cohérence : il exige de savoir garder son calme et une perspective à long terme, que le monde soit en proie au pessimisme ou se laisse porter par une vague d’optimisme excessif. Si l’on regarde autour de nous, en ce mois d’avril 2010, l’ambiance semble plus positive qu’au cours des derniers trimestres. Bien que certains signes indiquent que la reprise économique a perdu de sa vigueur, les choses paraissent s’orienter dans la bonne voie. Naturellement, la lecture des journaux peut donner l’impression que le monde vacille constamment entre deux crises. Dernièrement, c’était au tour de la Grèce et de ses retombées sur l’Europe de faire les gros titres.

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La confusion règne…

par Frédéric Buzaré, Responsable de la Gestion Actions chez Dexia AM

La bataille entre investisseurs optimistes et pessimistes fait rage. Alors que les inquiétudes des investisseurs ont porté dans un premier temps sur le risque politique et le risque lié aux mesures déployées, depuis la fin du premier trimestre, c’est l’évolution de la reprise qui retient à nouveau l’attention des investisseurs. En effet, la reprise économique semble gagner du terrain et contrairement aux impressions de départ, ce processus semble plus tangible aux États-Unis. Ceci devrait permettre d’atténuer les inquiétudes relatives à un scénario en double creux ; les investisseurs craignent en effet que celui-ci ne se concrétise plus tard cette année avec l’essoufflement de la reprise liée à l’écoulement des stocks.

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Les marchés d’actions ne sont-ils pas bien optimistes ?

par Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques de Natixis

La hausse des marchés d’actions dans les pays de l’OCDE au 1er trimestre 2009 est forte. Les marchés sont tirés :

  • par la reprise industrielle, qui vient d’ailleurs largement de la reprise chinoise ;
  • par l’arrêt des flux de capitaux vers les pays émergents, ces capitaux s’investissant alors dans les pays de l’OCDE ;
  • par la fin de l’ajustement de l’emploi aux Etats-Unis par l’amélioration de la confiance des ménages, la baisse de l’aversion pour le risque ;
  • par le maintien de politiques économiques très expansionnistes ;
  • par la remontée des résultats des entreprises.

 

Mais il nous semble que les marchés d’actions des pays de l’OCDE ne valorisent aucun des risques :

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