Marchés Financiers

-A +A

Du côté des statistiques

par Philippe de Vandière, Analyste Marché chez IG Markets France

Aux Etats-Unis, les statistiques ont été mauvaises sur le mois. La croissance américaine du 1er trimestre a été revue à la baisse à 2,7% contre 3% précédemment. Cela s'explique par une baisse des dépenses des ménages et des entreprises. Les chiffres de l’emploi sont tout aussi inquiétants, l’économie US ayant détruit des emplois pour la première fois de l'année avec un chiffre de 125 000 destructions d’emplois en juin. La confiance du consommateur américain recule plus que prévu en juin, elle ressort à 52,9% contre 62,7% en mai. Les statistiques immobilières sont aussi très mauvaises outre Atlantique. Sur le mois le Dow Jones perd 3,58%, alors que le S&P 500 perd lui 5,39%.

Marchés Financiers: 

Actions : l’essentiel est de garder le cap

par Eric Bleines, Responsable du Pôle Actions de CCR Asset Management (groupe UBS)

Les fins de semestre sont souvent propices aux rencontres clients, elles permettent de faire des points d’étapes et de prendre du recul sur le quotidien.

Les questions du moment sont très révélatrices des doutes extrêmes qui affectent le marché financier : la pérennité de la zone euro, le refinancement des dettes souveraines, la rentabilité de la classe d’actif actions, l’avenir de la gestion active…

Au regard du dernier reporting de gestion réalisé auprès d’un client institutionnel pour lequel nous gérons, depuis presque cinq ans, un mandat dédié actions pleinement investi sur la zone Euro, j’aimerais apporter une note d’optimisme.

Marchés Financiers: 

BCE : gestion des liquidités

par Clemente De Lucia et Eric Vergnaud, économistes chez BNP Paribas

  • En dépit de l’arrivée à échéance de l’opération à 12 mois de juin 2009, la liquidité excédentaire dans l’Eurosytème reste supérieure à EUR130 milliards. En effet, La BCE a injecté, au moyen d’une LTRO à 3 mois, le 30 juin et d’une opération spéciale de réglage fin à 6 jours, le 1er juillet, EUR 243 milliards au total.
  • Les taux courts devraient, dans ces conditions, rester bas, même si des tensions peuvent apparaître sur les échéances supérieures à 3 mois.
  • Le programme de rachat par la BCE de titres de dette sur le marché secondaire n’est pas encore arrivé à son terme et compte tenu des tensions persistantes sur les marchés financiers, il sera probablement amplifié dans les prochains mois.

 

Marchés Financiers: 

Investissements thématiques : bénéficier des grandes tendances mondiales

par Mark van der Kroft, Chief Investment Officer (CIO) Equity chez Robeco

La moitié de la population mondiale vit dans des régions souffrant de la sécheresse. Un quart de la population du globe est retraitée. Deux-cent villes chinoises comptent plus d’un million d’habitants. Ce scénario contre-utopique semble sortir d’un film de science fiction. Et pourtant il ne l’est pas. Ces développements vont prendre forme dans les vingt prochaines années. Ils découleront de trois grandes tendances qui modifieront la face du monde : la croissance de la population, la pénurie de ressources naturelles et les changements environnementaux. La place grandissante des marchés émergents, à la fois sur les plans économiques et politiques, pourrait être considérée comme une quatrième tendance. Dans ce contexte, comment les investisseurs peuvent-ils bénéficier de la croissance des entreprises qui trouvent des solutions à ces problèmes ?

Marchés Financiers: 

La fronde contre les CDS souverains

par Bastien Drut, stratégiste chez Amundi Asset Management

Très récemment, l’utilisation des Credit Default Swap (CDS) ayant pour sous-jacent les obligations souveraines a été très violemment remis en cause. Au plus fort de la crise grecque, la spéculation par le biais de CDS a été clairement pointée du doigt par bon nombre de commentateurs économiques et de politiciens dont le Premier ministre grec George Papandreou ou encore la ministre française de l’Economie, Christine Lagarde.

Marchés Financiers: 

Les banques européennes de Charybde en Scylla

par Charles Dautresme et Raphaël Gallardo, stratégistes chez Axa IM

Après un sauvetage réussi par la puissance publique et un rebond inespéré de leur profitabilité en 2009, les banques européennes semblaient entrées dans une phase de convalescence sereine. Mais leur sauvetage a lourdement chargé la barque des finances publiques, qui désormais prend l’eau à son tour. La crise des dettes souveraines européennes a plombé les valorisations bancaires au point de leur prêter une rentabilité future au plus bas sur 40 ans. Est-ce justifié ?

Marchés Financiers: 

La BCE maintient le marché interbancaire sous perfusion

par Alexandre Bourgeois, économiste chez Natixis

Après quelques mois de discrétion bienvenue, les marchés interbancaires ont retrouvé le devant de l’actualité ces dernières semaines. Plusieurs gros titres de la presse ont même parlé d’une réactivation des tensions sur les échanges entre banques, laissant entendre, en filigrane, que la situation pourrait se rapprocher des extrêmes observés suite à la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008. Pourtant, une simple observation des données financières suffit à contredire rapidement cette hypothèse.

Marchés Financiers: 

Reprise de confiance

par Jean-Marie Mercadal, Directeur Général Adjoint en charge des gestions d’OFI AM

Les marchés corrigent les excès de pessimisme nés de la crise des dettes souveraines : les actions bénéficient des fameux “achats à bon compte” et l’euro enraye sa chute. Quel scénario pour les prochains mois ?

Les marchés actions ont finalement rebondi après l’une des pires corrections mensuelles observée à Wall Street depuis 50 ans. Le support techniqueimportant de l’indice S&P500, situé à 1040 points, n’a pas été cassé et les principaux indices ont rapidement regagné 6 à 7% à la faveur d’une amélioration du climat dans la zone Euro (révision en hausse de la croissance par la BCE de 0,8 à 1% pour cette année!) et surtout de la reprise spectaculaire des exportations chinoises de 50% en mai, qui a rassuré sur la croissance internationale.

Marchés Financiers: 

Ce que nous devons au mois de mai

par Marc-Ali Ben Abdallah, stratégiste chez Amundi Asset Management

La saisonnalité des marchés financiers est à l’origine d’un florilège de maximes plus savoureuses les unes que les autres. Le mois de mai 2010 a donné une profondeur et une « texture » inattendue au fameux « sell in May and go away ». Pourtant, un simple calcul de performances mensuelles historiques - ajustées de l’inflation pour les rendre comparables - permet de s’apercevoir du caractère désuet de cet adage. En effet, pour des plages temporelles suffisamment représentatives, la moyenne des performances des marchés actions au mois de mai est nulle. Il a d’ailleurs été observé autant de mois de mai à solde positif qu’à solde négatif. Ceci étant, celui de 2010 nous prive du plaisir de la démystification. En termes de performance avec une baisse de -9,7% en dollars de l’indice MSCI Monde, mai 2010 aura été le pire de mois de mai depuis 1970.

Marchés Financiers: 

Un retour vers juin 2008 ou 2004 ?

par Frédéric Buzaré, Responsable de la Gestion Actions de Dexia AM

Une vague d’inquiétudes a déferlé sur les marchés des actions et certaines données montrent que le coût de couverture a atteint un niveau historique. L’une des principales craintes est de connaître l’ampleur de la dynamique macroéconomique. L’indice PMI composite de la zone euro a reculé en mai, tout en restant supérieur à l’indice de mars et conforme à une croissance du PIB réel de 3 %, alors que le consensus table actuellement sur 1,5 % en 2011. L’un des principaux débats est de savoir si les fluctuations de marché sont un indicateur clé. Si la nature intrinsèque des marchés libres est de fournir des informations qui traduisent une réalité, ils peuvent également réagir excessivement.

Marchés Financiers: 

Pages

Flux RSS