Marchés Financiers

-A +A

Le carry trade a encore de beaux jours devant lui

par Kokou TOPEGLO, économiste chez Crédit Agricole AM

Après la chute spectaculaire de l’indice de carry trade en 2008 (-28% pour une position acheteuse équipondérée sur le dollar australien, la couronne norvégienne et le dollar néo-zélandais contre une position vendeuse équipondérée sur le franc suisse, le yen et le dollar américain) suite à la forte remontée de l'aversion au risque, le carry trade (ou stratégie de portage) a de nouveau le vent en poupe. Depuis le début de l'année, une telle position pour un investisseur de la zone euro aurait rapporté 23,8%, soit autant que l'Euro Stoxx 50 mais avec une volatilité beaucoup plus faible (18% contre 29%). Ainsi, les investisseurs semblent revenir massivement sur cette stratégie largement délaissée pendant la crise.

Marchés Financiers: 

Face aux signes timides d’amélioration

par Jens Moestrup Rasmussen, Lead Portfolio Manager chez Sparinvest

Il n’est pas étonnant que les marchés difficiles des deux dernières années aient incité à la prudence. À chaque fois qu’un gros titre souligne les améliorations récentes des marchés financiers et des indicateurs économiques, un autre met l’accent sur les risques subsistants et affirme qu’il s’agit tout simplement d’un faux départ.

Chez Sparinvest, nous essayons de ne pas trop gaspiller notre énergie à débattre sur ces points et n’avons pas pour habitude de nous exciter à la première hausse des marchés boursiers ou lors d’une quelconque embellie des perspectives économiques, tout comme nous ne nous laissons pas abattre pendant les phases baissières.

Marchés Financiers: 

Il faut accorder du crédit au crédit

par Sergio Bertoncini, économiste chez Crédit Agricole AM

Ce sont les marchés du crédit qui se sont le mieux comportés parmi les principales catégories d’actifs au S1 2009 : cela vaut pour les obligations investment grade, autrement dit les segments de grande qualité, comme pour les obligations de la catégorie spéculative high yield, à savoir le haut-rendement, et ce, des deux côtés de l’Atlantique.

Marchés Financiers: 

Marchés : Un contexte idéal jusqu’à nouvel ordre

par Frédéric Buzaré, responsable de la Gestion Actions chez Dexia AM

À mesure que le marché progresse, la distance entre l’optimiste et le pessimiste s’amenuise. Nous ne pensons cependant pas que le recul actuel du marché va prendre la forme d’une correction sévère. Bien que certains indicateurs avancés récents aient révélé de faibles attentes, nous sommes convaincus qu’ils demeurent suffisamment solides pour ne pas mettre en doute une reprise amorcée.

Il n’est pas inhabituel d’assister, à ce stade du cycle, à une consolidation faisant suite à une amélioration si rapide. Même si nous pouvons parler d’une reprise délicate, les investisseurs ont reporté leur anxiété sur la question de la stratégie de sortie de crise.

Marchés Financiers: 

Banques américaines : des profits fragiles

par Estelle Honthaas, économiste chez Crédit Agricole

JP Morgan Chase (JPMC) et Goldman Sachs (GS) ont annoncé des profits record pour le 3e trimestre 2009. Les résultats de Citigroup (Citi) et Bank of America (BofA) portent en revanche toujours les stigmates de la crise.

Ces résultats contrastés relativisent l’optimisme ambiant. Ils rappellent que la santé des principales banques américaines reste fragile, et laissent augurer un trimestre difficile pour les nombreux établissements n’ayant pas d’activité de banque d’investissement.

Marchés Financiers: 

L’aplatissement des courbes de taux devrait se poursuivre

par Ombretta Signori, stratégiste chez Crédit Agricole AM

Un changement dans l’évolution des différentes classes d’actifs a vu le jour au cours de l’été 2009. En effet, depuis le début de l’année, les obligations d’État et les actions n’ont pas évolué dans le même sens bien qu’elles ont enregistré de bonnes performances au cours des mois d’août et de septembre. Cette rupture dans la corrélation entre les actifs pose un certain nombre d’interrogations car une nette divergence se profile au sein des marchés de taux et d’actions. Ces derniers semblent avoir été tirés par l’amélioration de l’environnement économique et l’espoir d’une sortie de récession rapide.

Le marché obligataire, au contraire, semble plutôt accorder plus de crédit à une sortie de crise plus lente. Les obligations d’État, qui ont bien joué leur rôle de valeur refuge, auraient dû être pénalisées par le retour de l’appétit pour le risque.

Marchés Financiers: 

Pages

Flux RSS