Marchés Financiers

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L’économie mondiale en surliquidité

par Florian Roger, stratégiste chez Amundi Asset Management

En considérant les taux d’intérêt directeurs pratiqués par l’ensemble des banques centrales dans le monde, le loyer moyen de l’argent, pondéré selon le poids des économies, ressort à +2,4%. Au regard des prévisions de croissance nominale mondiale du FMI (+7,1% en 2010 et +5,6% en 2011), les termes d’une règle de Taylor sous-entendent un caractère globalement accommodant des politiques monétaires, d’autant qu’elles s’accompagnent de mesures non conventionnelles d’injection de liquidité ou d’achat d’actifs. Une situation de surliquidité mondiale tend ainsi à se créer, jouant un rôle d’amortisseur du deleveraging dans les pays développés et de catalyseur de croissance dans les économies émergentes.

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Le match Amérique Latine/Asie émergente sur les marchés actions

par Vincent Ganne, analyste chez IG Markets

Les grands pays émergés n’ont pas les mêmes problématiques économiques que nous et le cas du Brésil est à nouveau très symptomatique de cette situation. La Banque Centrale du Brésil n’est pas indépendante car elle est liée au ministère de l’économie. La politique monétaire brésilienne peut donc être la volonté de la présidence brésilienne seule, hors il peut y avoir conflit avec les autorités monétaires.

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Une croissance plus solide et la deuxième vague de mesures quantitatives tirent les actifs risqués vers le haut

par Léon Cornelissen, Lukas Daalder et Ronald Doeswijk, stratégistes chez Robeco

La Réserve fédérale a lancé un deuxième plan d’assouplissement quantitatif (QE2), légèrement supérieur aux 500 milliards de dollars attendus. Ce programme, qui pousse déjà les actions et les prix des matières premières à la hausse, et qui tire le dollar vers le bas, a coïncidé avec les signes d’accélération de la croissance dans le monde entier. Par exemple, les derniers indices PMI chinois et américain ont tous les deux dépassé les prévisions.

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La prudence reste de mise

par Patricia Kaveh, directeur du développement France de Henderson Global Investors

« Octobre est l’un des mois les plus dangereux pour spéculer en bourse.... outre les mois de juillet, janvier, septembre, avril, novembre, mai, mars, juin, décembre, août et février. »*

L’appréciation de Mark Twain sur les risques inhérents à l’investissement en actions trouve un écho singulier dans un monde qui peine à se remettre d’une crise financière sans précédent. Même pour des professionnels chevronnés « investissant » quotidiennement sur les marchés – « spéculer » n’est jamais recommandé – pourtant cette volatilité particulière est en passe de devenir la nouvelle norme. La forte progression des actions au cours du mois de septembre (MSCI World +6.7%) offre un contraste saisissant avec les ternes performances du mois d’août et nous rappelle que le chemin vers la stabilisation n’est pas un long fleuve tranquille.

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Paradoxes de la liquidité

par Patrick de Fraguier, stratégiste chez Amundi Asset Management

Une fois passé l’effet d’annonce du 2ème volet de Quantitative Easing (assouplissement quantitatif) détaillé la semaine dernière par la Fed, l’analyse de la situation actuelle et les perspectives que l’on peut tirer sont assez différentes selon le point d’observation (marché ou macro) que l’on prend. Quelle sera la variable d’ajustement avec un momentum macro plutôt positif, voire meilleur qu’anticipé et un regain de tensions sur quelques dettes souveraines. Quoi qu’il en soit, au moins l’un des deux devra réviser sa position.

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Les actions restent bon marché

par Bogdan Popescu, Directeur Régional de Skandia Global Funds

Les marchés d’actions ont encore progressé en octobre dernier, dopés par les propos de plusieurs responsables de la Fed se déclarant favorables à une reprise du "Quantitative Easing Program" de l'autorité monétaire américaine. La décision prise par cette dernière, début novembre, de racheter 600 milliards de dollars de titres du Trésor supplémentaires d'ici à juin 2011 était donc très largement anticipée. Bien que peu d'observateurs estiment que cette mesure aura un effet significatif sur la croissance, la plupart considèrent en revanche qu'elle démontre la volonté d'intervention de la Fed qui devrait donc de nouveau tout mettre en oeuvre pour éviter un retour de la récession.

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L’expansionnisme monétaire au secours de l’expansionnisme budgétaire

Par Vincent Ganne, analyste chez IG Markets France

En politique monétaire, il convient d’utiliser des qualificatifs précis pour bien situer les différences entre grandes zones monétaires. En Europe, il s’agit d’une politique monétaire accommodante, caractérisée par des taux faibles mais qui ne tendent pas vers 0. Aux Etats-Unis, la politique monétaire est expansionniste et conjugue des taux courts à 0 et une augmentation significative du bilan de la FED, une phase de création monétaire avec une part importante de fausse monnaie.

Le « stock » de Bons du Trésor détenus par la FED s’élève à près de 800 milliards de $ au début du mois de novembre 2010. Lors des huit prochains mois, la FED déclare vouloir acheter 600 milliards supplémentaires, soit une augmentation historique de sa part dans la dette fédérale américaine.

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Perspectives pour 2011 : mesures expérimentales et rendements élevés !

par Ad van Tiggelen Stratégiste Senior chez ING IM

En 2011, les marchés financiers seront à nouveau confrontés à de vieux problèmes et de nouveaux défis. Les vieux problèmes sont connus : demande des consommateurs en berne dans les pays développés, dette souveraine élevée et désinflation. Cette situation est en partie compensée par la forte croissance dans les pays émergents, mais le chemin de l'équilibre entre le bloc mené par les États-Unis et celui mené par la Chine demeure semé d'embûches, avec des risques de guerre des monnaies et de repli protectionniste. Le principal défi en 2011 consistera à relancer la consommation en Occident sans mettre en péril le processus de rééquilibrage mondial déjà très fragile.

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La banque centrale américaine soutient le marché

par Lukas Daalder, stratégiste chez Robeco

Même si les statistiques publiées aux États-Unis ces derniers mois ont été peu convaincantes, les marchés d’actions américains connaissent une reprise continue depuis la fin août. Cette hausse des cours s’explique principalement par le fait que la Réserve Fédérale a exprimé son intention de prendre de nouvelles mesures pour stimuler l’économie, si cela s’avérait nécessaire. Cette déclaration a fonctionné comme un plancher pour le marché : si des chiffres meilleurs que prévu sont publiés, il devrait connaître une hausse car l’économie est en phase de reprise ; si ces chiffres sont inférieurs aux prévisions, le marché devrait tout de même connaître une hausse puisque cela incitera la Fed à prendre de nouvelles mesures. Nous précisons que nous préférons la première option.

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Immobilier : vers un marché plus équilibré en 2011

par Olivier Eluère, économiste au Crédit Agricole

Le marché résidentiel connaît un redressement un peu surprenant depuis le début de l’année. Après un boom immobilier soutenu pendant dix ans (1997-2007), puis une crise économique et financière historique, une correction significative du marché semblait logique : non pas l’éclatement d’une bulle de l’immobilier et du crédit (comme aux États-Unis, Royaume-Uni, Espagne), le boom ayant été plus mesuré et moins risqué que dans ces pays, mais un ajustement des ventes et des prix pendant au moins deux à trois ans (comme dans les cycles précédents).

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