Marchés Financiers

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Le « sweet spot » actuel pourrait se prolonger

par Jean-Marie Mercadal, Directeur Général Adjoint en charge des gestions d’OFI Asset Management

L’aversion au risque a continué à baisser, matérialisée notamment par la volatilité cotée qui se situe à son plus bas niveau depuis deux ans.

Les Banques Centrales et les gouvernements ont réussi : la reprise est réelle et synchronisée internationalement. La probabilité d’une croissance mondiale 2010 sensiblement supérieure au taux de 3,1% estimé par le FMI s’accroît. Le consensus est plutôt actuellement de 3,5%, avec 3% au moins pour les États-Unis, 1,6% au Japon. Cette croissance sera principalement tirée par le monde émergent où la croissance est attendue avec le soutien des plans de relance et la modération du prix du baril.

Paradoxalement, la reprise rapide de l’économie remet de la pression sur les Banques Centrales. Désormais, il va falloir doser la sortie de crise, sans provoquer de bulle ni de krach.

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Vers une année 2010 riche en rebondissements

par Michel Didier et Pascale Auclair, chez UFG-LFP

A la veille de l’année 2010 et alors que les marchés, toutes classes d’actifs confondues, sont engagés depuis 3 mois et avec une certaine nervosité, dans un chenal étroit de consolidation, essayons de recenser quels vont être les catalyseurs de tendances et facteurs de volatilité l’an prochain :

Peu de changement depuis notre dernière lettre, sur la toile de fond macro-économique, si ce n’est, aux US principalement, l’impression d’un léger essoufflement du rythme de la reprise procurée par certaines données conjoncturelles un peu plus ternes. Cette impression est toutefois contrecarrée par de bonnes surprises sur l’emploi, qui semble amorcer un retournement, porteur d’espoir sur le comportement des consommateurs !

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Le rebond des résultats 2010 n'est pas nécessairement hors de portée

par Delphine Georges et Ibra Wane, stratégistes chez Crédit Agricole AM

Après la réduction de l’aversion au risque et la hausse des multiples en 2009, la croissance des résultats devra désormais prendre le relais.

Depuis le 1er janvier, le MSCI World a progressé de 21 %. À l’exception du Japon (-5 %), les marchés occidentaux ont rebondi en ligne et les marchés émergents (+50 %) caracolaient. Toutefois, quelle que soit la région, cette envolée s’est tarie depuis mi-octobre - avec -2 % pour le Monde, -1 % pour les USA, -2 % pour l’Europe, -3 % pour les émergents et même jusqu’à -10 % pour le Japon - alors que l’économie et les résultats ont été globalement meilleurs que prévu. Comment interpréter ce hiatus et qu’adviendra t-il en 2010 ?

A posteriori, la 1ère phase de hausse, du plus bas du 9 mars au plus haut du 15 octobre, s’est déroulée grâce : 

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Risques et opportunités pour les investisseurs en 2010

par Michael Albrechstlund, Responsable de la gestion de Sparinvest

Au regard de la vigilance du marché sur de nouvelles corrections, nous, chez Sparinvest, anticipons en 2010 une volatilité qui devrait perdurer pendant la reprise. Avec notre approche d’investisseurs « bottom up », nous constatons une tendance générale à l’amélioration des bénéfices.

Les marchés financiers devraient continuer à se substituer aux banques pour assurer le financement des entreprises. Les taux d’intérêt bas permettent à certains industriels d’ « acheter » à bas prix des bénéfices, via l’acquisition d’entreprises sous-évaluées. Cette nouvelle vague de fusions-acquisitions (M&A) devrait transformer le paysage boursier et établir de nouvelles estimations post-récession.

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Faut-il redouter un krach obligataire ?

par Alexandre Bourgeois, économiste chez Natixis

Depuis maintenant plusieurs mois, les Etats européens, malgré la très nette dégradation de leurs finances publiques consécutive à la crise, se financent à des taux extrêmement avantageux (3,27 % en moyenne en 2009 pour l’Allemagne à dix ans). Même la Grèce, qui subit pourtant depuis quelques semaines la pression des marchés financiers, finance sa dette à des taux tout à fait “normaux” au regard de ses standards historiques (4,90 % en moyenne sur le mois de novembre 2009, contre 4,70 % en moyenne depuis dix ans).

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Parier sur la croissance et la liquidité

par Sebastian Paris-Horvitz, directeur de la stratégie d’investissement d’Axa IM

Dans la littérature économique, le type de crise que nous venons de traverser est désigné par le concept d’« arrêt brutal » (« sudden stop »).

C'est-à-dire que, contrairement aux fluctuations cycliques usuelles (périodes de croissance suivies de récessions, en général de courte durée), nous assistons à une paralysie du système économique pouvant aboutir à une perte brutale de richesse et enfoncer l’économie dans une phase dangereuse de sous-utilisation prolongée de ses capacités de production. Bref, nous sommes confrontés à l’éventualité, très rare, de dépression.

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Pays émergents : les bases de la performance future

par Thomas Delabre, économiste chez Crédit Agricole AM

Contrairement aux anticipations, et malgré une croissance 2009 en berne, la crise n'a pas eu les effets de contagion attendus sur les pays émergents. Par le passé et en pareilles circonstances, les économies émergentes auraient été les premières affectées par l'enchaînement classique des événements: baisse de l'activité, contraction des flux de capitaux entrants, dépréciation des devises, hausse des taux domestiques, défaillances des entreprises et risques de défaut souverain, etc.

Les raisons de cette relative "immunité" forment les conditions initiales d’une bonne performance future. Celles-ci se résument principalement dans l'absence de levier d’endettement (leverage) excessif des États et des consommateurs mais également des économies vis-à-vis de la croissance mondiale.

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Banques européennes : des résultats encourageants au T3 2009

par Céline Choulet et Laurent Quignon, économistes chez BNP Paribas

Les grandes banques européennes ont globalement confirmé, au troisième trimestre 2009, le redressement de leurs résultats nets.

Les banques de financement et d’investissement ont bénéficié de revenus d’activité particulièrement dynamiques, permettant d’absorber les dotations aux provisions supplémentaires sur les actifs reclassés en banking book. 

Sur les marchés domestiques de banque de détail, le redressement des marges a compensé le ralentissement des volumes. Le coût du risque présente des signes de stabilisation au troisième trimestre, mais le décalage traditionnellement observé entre les évolutions conjoncturelles et les provisions incite à la prudence. 

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Un épais brouillard

par Frédéric Buzaré, responsable de la Gestion Actions chez Dexia AM

Attendue depuis longtemps, sans surprise, la rechute du marché a finalement commencé à se réaliser. Il semble toutefois que les investisseurs s’inquiètent et éprouvent une impression de confusion. Certaines statistiques et observations sont à l’origine d’une évolution du sentiment du marché. Au coeur de la saison des reportings, nous observons une forte proportion de résultats meilleurs qu’attendus avec un nombre accru de nouvelles faisant état d’une croissance des chiffres d’affaires, particulièrement dans le secteur de la technologie.

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Psychologie de l'investisseur dans un contexte d'allocation d’actifs

par Jean-Yves Dumont, Head of Asset Allocation Strategy & Funds chez Dexia AM

Octobre 2008 – Mars 2009 : le monde financier s'effondre. La confiance envers les actions atteint des plus bas historiques.
Octobre 2009 : les investisseurs sont accusés d'un excès d'optimisme concernant les perspectives économiques et bénéficiaires.

Comment cela s'est-il produit ? Comment la confiance est-elle mesurée ? Les investisseurs peuvent-ils profiter de cette situation ?

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